Frise chronologique
1121
Première mention écrite
Première mention écrite
1121 (≈ 1121)
*Parochia Sancti Johannis de Cullis*.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman à nef unique et abside.
XIVe siècle
Fortification
Fortification
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout de mâchicoulis et surélévation.
21 décembre 1925
Inscription MH
Inscription MH
21 décembre 1925 (≈ 1925)
Protection au titre des monuments historiques.
1990
Tournage cinématographique
Tournage cinématographique
1990 (≈ 1990)
*La Belle Noiseuse* de Jacques Rivette.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
| Jacques Rivette - Réalisateur |
Tournage en 1990 dans la cour. |
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Cuculles est un édifice roman construit au XIIe siècle dans le département de l'Hérault, en région Occitanie. Elle est mentionnée pour la première fois en 1121 sous le nom de Parochia Sancti Johannis de Cullis, puis en 1267 et 1331 dans des documents historiques. Son architecture initiale, marquée par une nef unique et une abside semi-circulaire, reflète le style roman languedocien de l'époque.
Pendant la guerre de Cent Ans, l'église a été fortifiée pour servir de refuge à la population : le chevet et les murs latéraux ont été surélevés, et des mâchicoulis ont été ajoutés entre les contreforts. Le clocher, transformé en donjon, adopte une forme carrée avec deux baies campanaires. Ces modifications, datées du XIVe siècle, distinguent clairement les parties romanes originales (pierre de taille) des ajouts défensifs (moellons irréguliers).
L'édifice a été inscrit aux monuments historiques le 21 décembre 1925, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Au XXe siècle, il a également servi de décor cinématographique : en 1990, Jacques Rivette y a tourné les premières scènes de La Belle Noiseuse. L'église conserve aujourd'hui des traces de ses chapelles et tribunes modernes, ajoutées postérieurement à sa construction médiévale.
Son architecture mêle ainsi fonction religieuse et rôle défensif, illustrant l'adaptation des bâtiments sacrés aux conflits du Moyen Âge. Les trous de boulin visibles sur les façades rappellent les échafaudages utilisés lors des travaux de fortification, tandis que le campanile moderne surplombe la travée du chœur.