Réalisation des peintures murales Fin XIe - XIIe siècle (≈ 1295)
Fresques romanes dont Christ en majesté.
XVIe siècle
Destruction du château
Destruction du château XVIe siècle (≈ 1650)
Ruines causées par le baron des Adrets.
10 avril 1951
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 10 avril 1951 (≈ 1951)
Protection de la crypte et du chœur.
Années 1980
Restauration des peintures
Restauration des peintures Années 1980 (≈ 1980)
Travaux contre les dégradations par humidité.
13 septembre 2019
Inscription de l'église
Inscription de l'église 13 septembre 2019 (≈ 2019)
Protection totale sauf parties classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La crypte et le choeur : classement par arrêté du 10 avril 1951 ; L'église Saint-Jean-Baptiste, en totalité, à l'exception des parties déjà classées, située rue de l'Église (cad. B 451) : inscription par arrêté du 13 septembre 2019
Personnages clés
Baron des Adrets - Seigneur et militaire protestant
Responsable de la ruine du château.
Archevêques de Lyon - Seigneurs spirituels et temporels
Propriétaires du château et protecteurs de l'église.
Origine et histoire de l'Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste de Ternand, située sur un promontoire occupé depuis la préhistoire, abrite des peintures murales exceptionnelles datées de la fin du XIe ou du XIIe siècle. Ces décors incluent un Christ en majesté entouré des symboles des évangélistes, des anges musiciens, une Vierge voilée, ainsi que des scènes de la Nativité et de la Fuite en Égypte. Une représentation disparue de Saint Grégoire et d'un clerc, documentée en 1950, témoignait de la richesse iconographique originelle. Les fresques, restaurées dans les années 1980, souffrent aujourd'hui de l'humidité de la crypte, qui menace leur conservation.
L'édifice s'élève sur des fondations anciennes, dans un contexte historique marqué par la rivalité entre deux sites religieux locaux : le prieuré Saint-Victor, dominant au Haut Moyen Âge grâce à la présence de moines, et l'église Saint-Jean. Ternand devint par la suite le chef-lieu d'une vicairerie de trente-deux paroisses sous l'autorité des archevêques de Lyon, qui y possédaient un château doté d'un donjon. Ruiné au XVIe siècle par les troupes du baron des Adrets, le château ne fut jamais reconstruit, et les archevêques se désintéressèrent progressivement du site, le réduisant à une source de revenus tout en maintenant l'église en état.
La crypte et le chœur de l'église furent classés Monument Historique en 1951, suivis par une inscription de l'édifice en totalité en 2019. Le monument, propriété de la commune, illustre l'importance stratégique et spirituelle de Ternand, lié à l'histoire religieuse et seigneuriale de la région lyonnaise. Son décor roman, malgré les dégradations, reste un témoignage rare de l'art sacré médiéval en Auvergne-Rhône-Alpes.