Abandon de Saint-Victor Haut Moyen Âge (≈ 738)
Le prieuré Saint-Victor est abandonné, laissant place à l'église Saint-Jean.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La crypte et le choeur : classement par arrêté du 10 avril 1951 ; L'église Saint-Jean-Baptiste, en totalité, à l'exception des parties déjà classées, située rue de l'Église (cad. B 451) : inscription par arrêté du 13 septembre 2019
Personnages clés
Baron des Adrets
Responsable de la ruine du château et des fortifications du village.
Origine et histoire de l'Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste de Ternand repose sur des fondations très anciennes, au sommet d'un promontoire en éperon barré occupé depuis la période préhistorique. Aux débuts du christianisme, le culte se répartissait entre le prieuré Saint-Victor, situé à l'entrée du bourg actuel, et l'église Saint-Jean. Le partage des rôles entre ces deux établissements demeure assez méconnu : Saint-Victor avait d'abord une position dominante en raison de la présence de moines, puis ce site fut abandonné durant le Haut Moyen Âge. Ternand devint chef-lieu d'une vicairerie regroupant trente-deux paroisses et resta placé sous l'autorité des archevêques de Lyon, qui y possédaient un pied-à-terre sous la forme d'un château doté d'un donjon. Ce château et les fortifications du village furent ruinés par les exactions du baron des Adrets et ne furent jamais reconstruits. Privés de cette présence seigneuriale, les archevêques se désintéressèrent du lieu, qu'ils ne considérèrent plus que comme une source de revenus, mais ils continuèrent à entretenir l'église en bon état.