Construction médiévale vers 1325-1410 (≈ 1368)
Chœur puis nef édifiés, armoiries des Ribeaupierre.
1497
Premier campanile
Premier campanile 1497 (≈ 1497)
Structure en bois remplacée en 1699.
1699
Reconstruction du campanile
Reconstruction du campanile 1699 (≈ 1699)
Nouveau campanile toujours en place.
1704
Remplacement de la charpente
Remplacement de la charpente 1704 (≈ 1704)
Date confirmée par dendrochronologie.
vers 1744
Décor stuqué baroque
Décor stuqué baroque vers 1744 (≈ 1744)
Voûtes et peintures par Jean-Baptiste Kaess.
1800 (début XIXe)
Disparition des tombeaux
Disparition des tombeaux 1800 (début XIXe) (≈ 1830)
Sépultures des Ribeaupierre supprimées.
1932
Classement monument historique
Classement monument historique 1932 (≈ 1932)
Inscription par arrêté ministériel.
1996
Restauration globale
Restauration globale 1996 (≈ 1996)
Travaux intérieurs majeurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise des Augustins (ancienne) dite de la Providence : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Famille de Ribeaupierre - Mécènes et donateurs
Armoiries sur portail et clés de voûte.
Jean-Baptiste Kaess - Peintre baroque
Auteur du décor stuqué (1744).
Zacharie Rohr - Fondeur de cloches
Cloche historique du campanile (XVIIe).
Origine et histoire de l'Église de la Providence
L’église de la Providence, située place de l’Hôtel-de-Ville à Ribeauvillé (Haut-Rhin), est une ancienne église conventuelle des Augustins, édifiée entre le XIVe et le XIXe siècle. Son chœur fut construit dans la première moitié du XIVe siècle, suivi de la nef achevée vers 1410. Les armoiries des familles de Ribeaupierre, Guéroldseck et Horbourg, visibles sur le portail sud et les clés de voûte, attestent de leur patronage. Les vitraux et le décor sculpté du portail datent également de cette période médiévale. L’église abritait autrefois les sépultures des Ribeaupierre, supprimées au début du XIXe siècle.
Au XVIIIe siècle, la nef fut voûtée d’arêtes et ornée d’un décor stuqué vers 1744, avec une peinture centrale signée Jean-Baptiste Kaess. Le campanile en bois, reconstruit en 1699 après celui de 1497, abrite une cloche historique de Zacharie Rohr. La charpente fut remplacée en 1704, comme l’atteste une analyse dendrochronologique. Des restaurations majeures eurent lieu en 1996, préservant son mélange d’éléments gothiques (arcs brisés, voûtes d’ogives) et baroques (stucs, rosace à six lobes).
Classée monument historique en 1932, l’église est aujourd’hui propriété d’une association. Son architecture reflète son évolution : nef à trois vaisseaux, bas-côtés plafonnés, et un chœur éclairé par des baies à lancettes trilobées. À l’extérieur, une statue de la Vierge à l’Enfant surmonte le portail sud, encadrée de niches et de contreforts. Le site reste un témoignage des liens entre les ordres religieux, l’aristocratie locale et l’art alsacien à travers les siècles.