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Église de la Sainte-Trinité d'Autry-Issards dans l'Allier

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église de la Sainte-Trinité d'Autry-Issards

    Ancienne Cure
    03210 Autry-Issards
Propriété de la commune
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
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Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Église de la Sainte-Trinité dAutry-Issards
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction des parties basses
XIIe siècle
Modernisation romane
1617
Chapelle Saint-Jean
1868
Restauration du chœur
1888
Reconstruction de la voûte
14 mars 1927
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de la Trinité : classement par arrêté du 14 mars 1927

Personnages clés

Natalis - Sculpteur anonyme Auteur du portail (signature *« Natalis me fecit »*).
Jean Roux - Curé d’Autry-Issards (1617) Commanditaire de la chapelle Saint-Jean.
Jacques II de Dreuille - Seigneur local (XVIIe siècle) Restaure la chapelle de la Vierge (1687).

Origine et histoire

L’église de la Sainte-Trinité d’Autry-Issards, située dans l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), est un édifice roman de style bourguignon, marqué par des campagnes de construction aux XIIe, XIVe et XIXe siècles. Classée monument historique en 1927, elle se caractérise par une nef unique voûtée en berceau brisé, un chœur étroite voûté en plein-cintre, et une abside en hémicycle flanquée de deux absidioles. Son clocher octogonal, couronné d’une flèche de pierre, et son portail sculpté – signé « Natalis me fecit » – témoignent d’un héritage artistique médiéval riche, mêlant influences antiques (chapiteaux corinthiens) et symboles religieux (inscriptions latines moralisatrices).

Les origines du bâtiment remontent au XIe siècle, avec l’édification des parties basses de la nef en petit appareil, ornées de chapiteaux historiés aujourd’hui conservés dans l’absidiole sud. Au XIIe siècle, une modernisation majeure introduit la voûte en berceau brisé, un décor monumental (pilastres cannelés, arcs aveugles), et un clocher de pierre, tandis que la façade reçoit un portail richement sculpté. Les travaux, menés par des équipes distinctes, s’inscrivent dans le même mouvement architectural que les transepts de l’église prieurale de Souvigny. La flèche est reprise au XIIIe siècle, et des modifications ultérieures (XVIIe–XIXe siècles) altèrent partiellement l’édifice : reconstruction des voûtes en 1868 et 1888, suppression des peintures murales médiévales, et ajouts comme la chapelle Saint-Jean (1617) pour soutenir le clocher.

L’église, dépendante du prieuré bénédictin du Montet-aux-Moines (diocèse de Bourges), illustre l’importance des prieurés-cures dans l’organisation religieuse médiévale. Son vocable de Sainte-Trinité suggère une fondation ancienne, tandis que les inscriptions latines intérieures – « penas reddo malis premia dono bonis » (« Je punis les méchants, je récompense les bons ») – reflètent une dimension didactique et morale. Les restaurations du XXe siècle, bien que respectueuses du style roman, ont effacé des traces de polychromie et de décors peints des XIIIe–XIVe siècles, connus par des gravures. Aujourd’hui propriété communale, l’édifice reste un témoignage majeur de l’art roman bourguignon en Bourbonnais.

La structure architecturale combine des éléments défensifs (grand appareil du pignon ouest) et liturgiques, comme le mur de gloire (typique des églises romanes), soulignant son rôle à la fois spirituel et communautaire. Les chapiteaux historiés, relégués dans l’absidiole sud lors des remaniements du XIIe siècle, et les colonnettes monolithes du portail révèlent un savoir-faire artisanal exceptionnel. Les ouvertures en plein cintre, les arcs en mitre aveugles du clocher, et les tuiles plates de l’abside contrastent avec les tuiles creuses de la nef, témoignant de techniques constructives variées. L’inscription « cuncta deus feci homo factus cuncta refeci » (« Dieu a tout créé, et en devenant homme, il a tout restauré ») résume la théologie médiévale de la Rédemption, ancrant l’édifice dans son contexte intellectuel.

Liens externes