Frise chronologique
711
Ensevelissement de Childebert IV
Ensevelissement de Childebert IV
711 (≈ 711)
Roi mérovingien enterré dans la basilique.
VIIe siècle
Fondation de la basilique Saint-Étienne
Fondation de la basilique Saint-Étienne
VIIe siècle (≈ 750)
Basilique mérovingienne liée au palais royal.
783
Ensevelissement de Berthe au Grand Pied
Ensevelissement de Berthe au Grand Pied
783 (≈ 783)
Reine enterrée dans la basilique.
Début XIIe siècle
Début de la construction de l'église actuelle
Début de la construction de l'église actuelle
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Nef romane et transept initiés.
Milieu XIIe siècle
Construction du transept et façade
Construction du transept et façade
Milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Style transition roman-gothique.
Début XIIIe siècle
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Abside et clocher gothiques ajoutés.
1853-1885
Restauration radicale de l'édifice
Restauration radicale de l'édifice
1853-1885 (≈ 1869)
Modifications néo-gothiques majeures.
5 février 1920
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
5 février 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 5 février 1920
Personnages clés
| Childebert IV - Roi mérovingien |
Enseveli dans l'ancienne basilique en 711. |
| Berthe au Grand Pied - Reine mérovingienne |
Ensevelie dans la basilique en 783. |
| Zacharie Rendu - Architecte du XIXe siècle |
Dirigea la restauration néo-gothique. |
| Louis Graves - Historien local |
Décrivit l'église avant restauration. |
| Eugène Lefèvre-Pontalis - Historien de l'art |
Étudia le clocher du XIIIe siècle. |
Origine et histoire
L'église de la Sainte-Trinité de Choisy-au-Bac, située dans l'Oise, est un édifice catholique paroissial dont la construction débuta au XIIe siècle par la nef romane, suivie du transept et de la façade, puis s'acheva au XIIIe siècle avec l'abside et le clocher, clairement gothiques. Son architecture mêle des éléments romans archaïsants et gothiques, reflétant une transition stylistique complexe. La restauration radicale entre 1853 et 1885 a effacé de nombreux indices historiques, rendant son évolution difficile à retracer.
La nef, d'inspiration romane, présente des arcades en plein cintre dépourvues de colonnettes, tandis que le transept et le chœur adoptent des éléments gothiques, comme les voûtes d'ogives. Le clocher, d'un style dépouillé mais imposant, est le seul de la région à comporter autant de baies sur l'étage de beffroi. L'église fut classée monument historique en 1920 et est aujourd'hui rattachée à la paroisse des Seize Bienheureuses Carmélites de Compiègne.
Le site de Choisy-au-Bac abritait dès le VIIe siècle une basilique dédiée à saint Étienne, liée au palais royal de Compiègne, où furent ensevelis des rois mérovingiens comme Childebert IV et Berthe au Grand Pied. Cette basilique, abandonnée à la Révolution, contrastait avec l'église paroissiale actuelle, plus récente. Le prieuré adjacent, dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons, joua un rôle majeur dans le développement local.
L'intérieur de l'église révèle une nef austère aux voûtes d'ogives ajoutées au XVIe siècle, contrastant avec le chœur gothique et ses chapiteaux sculptés. Les absidioles, voûtées en cul-de-four, conservent un style roman malgré leurs fenêtres en arc brisé. L'extérieur, largement remanié au XIXe siècle, présente une façade néo-gothique et un clocher du XIIIe siècle, unique par sa structure.
Le mobilier comprend des éléments classés, comme une statue de la Sainte-Trinité du XVIe siècle, des fonts baptismaux du XVIe siècle, et une poutre de gloire démantelée. Ces objets témoignent de l'importance religieuse et artistique de l'édifice à travers les siècles.
L'église, aujourd'hui ouverte au culte, incarne un patrimoine architectural riche, marqué par des influences romanes et gothiques, et une histoire liée à la monarchie mérovingienne et à l'évolution ecclésiastique locale.