Don à l'abbaye 955 (≈ 955)
Richard Ier donne l'église à l'abbaye Saint-Taurin d'Évreux.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef de style roman.
XVIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Construction du chœur et percement de nouvelles fenêtres.
XVIIe siècle
Rénovation sacristie
Rénovation sacristie XVIIe siècle (≈ 1750)
Refonte de la sacristie sous Louis XIV.
XIXe siècle
Restauration et fenêtres
Restauration et fenêtres XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de restauration et ajout de fenêtres.
1927
Classement historique
Classement historique 1927 (≈ 1927)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 26 décembre 1927
Personnages clés
Richard Ier
Duc de Normandie ayant donné l'église à l'abbaye Saint-Taurin d'Évreux.
Père Désiré Laval
Prêtre abolitionniste à l'île Maurice, honoré par les vitraux.
Père Libermann
Fondateur de la congrégation des Spiritains.
Origine et histoire de l'Église de la Sainte-Trinité
L'église de la Sainte-Trinité à Pinterville (Eure) a été construite au XIIe siècle, restaurée au XIXe siècle et inscrite au titre des monuments historiques. Elle a été donnée en 955 par Richard Ier à l'abbaye Saint-Taurin d'Évreux en réparation des raids vikings. L'inscription au titre des monuments historiques date d'un arrêté du 26 décembre 1927.
De plan roman, l'édifice se caractérise par ses rares ouvertures et l'emploi d'appareils en pierre de Vernon. Cette pierre, facile à travailler, était exportée depuis la Normandie ducale jusqu'en Angleterre. Le chœur date du XVIe siècle. Les destructions liées aux guerres de Religion ont été particulièrement dommageables pour le patrimoine normand, davantage que le vandalisme de la Révolution française (1789-1799). La sacristie a été refaite au XVIIe siècle, probablement sous le règne de Louis XIV.
La nef, la partie la plus ancienne de l'église, remonte probablement au XIIe siècle ; elle a été percée de nouvelles fenêtres aux XVIe et XIXe siècles. Les vitraux, d'inspiration gothique, ont été refaits au XXe siècle pour raconter l'histoire du père Désiré Laval, prêtre abolitionniste à l'île Maurice. Le père Désiré Laval appartenait à la congrégation des Spiritains, créée en 1843 sous l'égide du père Libermann, un juif converti au catholicisme ; il fait l'objet d'un pèlerinage des catholiques mauriciens.
Une biographie de référence est celle du père François Delaplace, L'apôtre de l'Ile Maurice (1855). Des notices et ressources sur l'édifice sont également consultables dans la base Mérimée et sur des sites spécialisés tels que Clochers de France, GCatholic.org et l'Observatoire du patrimoine religieux, ainsi que sur des portails régionaux et consacrés au catholicisme et aux monuments historiques.