Construction initiale 444 (≈ 444)
L'évêque Brice fait ériger une église en réutilisant les murs d'une maison gallo-romaine.
IXe siècle
Destruction possible
Destruction possible IXe siècle (≈ 950)
L'édifice aurait été dévasté lors des raids vikings sur la Loire.
XIe siècle
Reconstruction
Reconstruction XIe siècle (≈ 1150)
L'église est reconstruite à partir du début du XIe siècle.
XIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales XIIe siècle (≈ 1250)
Le portail principal et certaines modifications des baies de la nef datent de cette période.
XIIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIIIe siècle (≈ 1350)
Le chœur de l'église est construit au XIIIe siècle.
XIXe siècle
Inscription du portail
Inscription du portail XIXe siècle (≈ 1865)
Le portail de l'église est inscrit au titre des monuments historiques en 1926.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail (cad. B 948) : inscription par arrêté du 19 juillet 1926
Personnages clés
Brice
Évêque ayant fait ériger une église à Pont-de-Ruan vers 444.
Honoré de Balzac
Auteur évoquant l'édifice dans Le Lys dans la vallée.
Origine et histoire de l'Église de la Sainte-Trinité
L'église paroissiale de la Sainte-Trinité de Pont-de-Ruan, affectée au culte catholique, se situe dans la commune de Pont-de-Ruan en Indre-et-Loire. Elle est implantée à une centaine de mètres de la rive gauche de l'Indre, au sommet d'une butte qui domine la rivière d'une dizaine de mètres, et une fontaine réputée miraculeuse se trouve à proximité. Selon Grégoire de Tours, l'évêque Brice fit ériger une église à Pont-de-Ruan vers 444 en réutilisant les murs d'une maison gallo-romaine abandonnée depuis plus d'un siècle. L'édifice aurait été peut-être dévasté lors des raids vikings sur la Loire au IXe siècle et reconstruit à partir du début du XIe siècle. Le portail principal et certaines modifications des baies de la nef datent du XIIe siècle, tandis que le chœur appartient au XIIIe siècle. Un clocher‑peigne a été ajouté à l'extrémité orientale de la nef à l'époque moderne. Un cimetière installé sur le parvis a été utilisé du XIIe au XIXe siècle, et des sépultures à l'intérieur de l'église couvrent la période du XIVe au XVIIIe siècle. Le portail de l'église est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1926. Honoré de Balzac évoque l'édifice dans Le Lys dans la vallée, le décrivant comme « une vieille église pleine de caractère ». Pour approfondir, on peut consulter le Dictionnaire des communes de Touraine dirigé par Jean‑Mary Couderc, La Touraine archéologique de Robert Ranjard, ainsi que les notices disponibles dans les bases Mérimée et Clochers de France.