Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale supposée
Construction initiale supposée
XIIe siècle (≈ 1250)
Origine attribuée aux Templiers, style roman.
1387
Première mention écrite
Première mention écrite
1387 (≈ 1387)
Archives de la cathédrale de Vannes.
1425
Date gravée sur sablière
Date gravée sur sablière
1425 (≈ 1425)
Chœur ou charpente datés.
1465
Charpente et sablières
Charpente et sablières
1465 (≈ 1465)
Date inscrite sur la structure.
XIXe siècle
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche
XIXe siècle (≈ 1865)
Refaite en style contemporain.
25 novembre 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
25 novembre 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (D 294) : classement par arrêté du 25 novembre 1930
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Archives manquantes sur les commanditaires. |
Origine et histoire
L’église de la Trinité de Calan, située dans le Morbihan, est un édifice dont l’origine exacte reste incertaine. Attribuée parfois aux Templiers, elle daterait du XIIe siècle, bien que sa première mention écrite apparaisse en 1387 dans les archives de la cathédrale de Vannes. La seule date avérée est 1425, gravée sur une sablière de la charpente du chœur, suggérant des travaux ou une reconstruction partielle à cette époque. L’édifice, classé monument historique en 1930, présente un mélange de styles roman (nef, croisée du transept) et gothique (chœur du XVe siècle), avec une tour carrée surmontée d’une flèche refaite au XIXe siècle.
La nef, à trois vaisseaux couverts de charpente, s’ouvre sur des bas-côtés par des arcades en plein cintre reposant sur des chapiteaux sculptés de motifs géométriques et végétaux stylisés, typiques de l’art roman breton. La croisée du transept, particulièrement riche en ornements, multiplie les colonnettes engagées et les chapiteaux, témoignant d’une maîtrise architecturale remarquable. Une galerie extérieure, compartimentée en ossuaires à son extrémité ouest, court le long du mur sud, soutenue par des colonnes à chapiteaux. Des fragments de peintures murales romanes, découverts en 1986, représentent des scènes bibliques comme l’Entrée du Christ à Jérusalem ou la Cène.
Le chœur, reconstruit au XVe siècle, s’ouvre sur les collatéraux par des arcatures brisées, contrastant avec le style roman du reste de l’édifice. Le mobilier inclut des éléments des XVe au XIXe siècles, comme une statue de Vierge à l’Enfant ou un bénitier du XVIe siècle. L’église partage des similitudes architecturales avec d’autres églises romanes du pays Pourlet (Ploërdut, Priziac, Langonnet), notamment dans la stylisation abstraite des sculptures. Son classement en 1930 souligne son importance patrimoniale, malgré l’absence d’archives précises sur sa construction initiale.
La tour romane, coiffée d’une flèche refaite au XIXe siècle, domine l’édifice. Le beffroi, d’origine romane, et la charpente datée de 1465 (par une sablière gravée) attestent de remaniements successifs. Le portail occidental, reconstruit au XIXe siècle, et un blason non identifié du XVe siècle ajoutent à son mystère historique. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage majeur de l’art religieux breton, mêlant influences templières hypothétiques, romanes et gothiques.