Église de la Trinité de Clisson en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise néo-romane Eglise romane et gothique

Église de la Trinité de Clisson

  • 2 Rue Saint-Nicolas
  • 44190 Clisson
Église de la Trinité de Clisson
Église de la Trinité de Clisson
Église de la Trinité de Clisson
Église de la Trinité de Clisson
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Église de la Trinité de Clisson
Église de la Trinité de Clisson
Crédit photo : Cyril5555 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1105
Construction initiale
1645
Installation des sœurs bénédictines
1794
Incendie pendant la Révolution
XIXe siècle
Restauration majeure
1997
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AI 123) : inscription par arrêté du 18 mars 1997

Personnages clés

Méchinaud Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.

Origine et histoire de l'Église de la Trinité

L'église de la Trinité, située à Clisson dans le département de la Loire-Atlantique, est une église à collatéraux de plan berrichon. Citée dès 855, elle a été bâtie en 1105 et dépendait d'un prieuré bénédictin rattaché aux abbayes de Saint-Martin de Vertou et de Saint-Jouin de Marnes. En 1645, les sœurs bénédictines de Fontevrault s'y installent et y créent un collège ; elles restent à la Trinité jusqu'à la Révolution. L'abside romane a été rasée pour laisser place à un chœur plus spacieux et l'implantation du prieuré a entraîné d'autres modifications, mais le corps du bâtiment, une portion de cloître, le retable classé et l'oratoire ont été conservés. L'église est incendiée en 1794 lors du passage des Colonnes Infernales, puis remise en état et devient paroissiale au XIXe siècle. Elle subit une restauration importante en 1869 sous la direction de l'architecte Méchinaud, restauration qui lui fait perdre une grande part de son authenticité. Le monument est inscrit au titre des monuments historiques en 1997.

L'extérieur, remanié au XIXe siècle, évoque un édifice néo-roman ; seule la tour de croisée a conservé son aspect originel et elle s'ouvre par deux fenêtres sur chacune de ses faces. La nef, à trois vaisseaux et cinq travées, présente des parties basses datées du XIIe siècle ; ses grandes arcades à double rouleau en arc brisé retombent sur des piles complexes composées d'un pilier carré accolé de deux pilastres engagés à imposte simple. Les voûtes d'ogives de la nef et des bas-côtés, installées au XIXe siècle, s'amortissent sur des consoles ornées de masques datant de la restauration et ont remplacé un plafond de bois, bien qu'il soit possible que l'église ait été voûtée avant les destructions de la Révolution. L'arc triomphal du transept, en arc brisé à double rouleau, retombe sur des colonnes engagées et huit chapiteaux romans sculptés de motifs végétaux stylisés subsistent à la croisée. Les bras du transept constituent la partie la moins affectée par les restaurations et ont conservé leurs voûtes d'origine ; parmi les absidioles, seule l'absidiole nord subsiste. Le chœur du XVIIe siècle, très profond, voûté en berceau et doté d'un chevet plat, a été peu touché par les travaux du XIXe siècle ; son fond est occupé par un retable de style baroque richement orné. Du côté nord de l'abside, une chapelle carrée s'ouvre sur le chœur par deux arcades de plein cintre appuyées sur des piliers et des chapiteaux trapus, vestige possible d'un édifice antérieur du XIe siècle.

Liens externes