Frise chronologique
855
Première mention écrite
Première mention écrite
855 (≈ 855)
Premier texte évoquant l’église.
1105
Construction initiale
Construction initiale
1105 (≈ 1105)
Édification par les bénédictins.
1645
Arrivée des sœurs de Fontevrault
Arrivée des sœurs de Fontevrault
1645 (≈ 1645)
Transformation en collège monastique.
1794
Incendie révolutionnaire
Incendie révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Destruction par les Colonnes Infernales.
1869
Restauration majeure
Restauration majeure
1869 (≈ 1869)
Travaux de l’architecte Méchinaud.
1997
Classement monument historique
Classement monument historique
1997 (≈ 1997)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AI 123) : inscription par arrêté du 18 mars 1997
Personnages clés
| Sœurs bénédictines de Fontevrault - Religieuses gestionnaires |
Dirigent le prieuré et le collège. |
| Méchinaud - Architecte restaurateur |
Responsable des travaux de 1869. |
Origine et histoire
L’église de la Trinité de Clisson, mentionnée dès 855, est l’un des plus anciens édifices religieux de la ville. Originellement rattachée à un prieuré bénédictin dépendant des abbayes de Saint-Martin de Vertou et de Saint-Jouin de Marnes, elle est construite en 1105 avant d’être profondément remaniée au fil des siècles. Son histoire est marquée par son rattachement, en 1645, aux sœurs bénédictines de Fontevrault, qui y établissent un collège et transforment partiellement le bâtiment, tout en conservant des éléments comme le cloître, le retable classé et l’oratoire. L’abside romane est alors remplacée par un chœur plus spacieux, reflétant les adaptations liturgiques de l’époque.
La Révolution française marque un tournant dramatique pour l’église : incendiée en 1794 par les Colonnes Infernales, elle est ensuite restaurée au XIXe siècle, notamment en 1869 par l’architecte Méchinaud. Ces travaux, bien que salvateurs, altèrent fortement son authenticité médiévale, lui donnant un aspect néo-roman. La nef, à trois vaisseaux et cinq travées, conserve cependant des traces du XIIe siècle dans ses parties basses, tandis que les voûtes d’ogives et les masques sculptés datent des restaurations du XIXe siècle. Les bras du transept, moins touchés, préservent leurs voûtes d’origine, tout comme l’absidiole nord.
Le chœur du XVIIe siècle, à chevet plat et voûté en berceau, abrite un retable baroque richement orné, témoignant de l’influence artistique de l’époque. Une chapelle carrée, adjacente au chœur, pourrait être un vestige d’un édifice antérieur du XIe siècle. Classée monument historique en 1997, l’église illustre ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale, entre destructions, reconstructions et adaptations successives.