Frise chronologique
1525-1530 (ou 1575)
Création du vitrail de l'Arbre de Jessé
Création du vitrail de l'Arbre de Jessé
1525-1530 (ou 1575) (≈ 1528)
Attribué à l'atelier Le Sodec, datation discutée.
XVe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire
XVe siècle (≈ 1550)
Calvaire de 8,50 m représentant la Trinité.
11 mars 1902
Classement du vitrail
Classement du vitrail
11 mars 1902 (≈ 1902)
Premier élément classé monument historique.
1911
Tempête endommageant l'église
Tempête endommageant l'église
1911 (≈ 1911)
Motive la restauration et le classement.
30 juin 1915
Classement de l'église
Classement de l'église
30 juin 1915 (≈ 1915)
Protection complète du monument.
1943
Destruction du manoir de la Forêt
Destruction du manoir de la Forêt
1943 (≈ 1943)
Matériaux réemployés pour l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par décret du 30 juin 1915
Personnages clés
| Saint Corentin - Patron de Quimper |
Légende liée à la fontaine. |
| Olivier et Laurent Le Sodec - Maîtres-verriers |
Auteurs présumés du vitrail signé. |
| Gustave Flaubert - Écrivain |
Mentionne l'église dans ses voyages. |
| Kim Quéniart - Historien ou expert |
Analyse le calvaire et son symbolisme. |
| Françoise Gatouillat et Michel Hérold - Experts en vitraux |
Étudient la signature de l'atelier Le Sodec. |
Origine et histoire
L'église de la Trinité de Kerfeunteun, située à Quimper, est un édifice gothique dont la construction débute aux XVIe et XVIIe siècles. Ses plans ont été modifiés jusqu'au XXe siècle, intégrant des matériaux du manoir de la Forêt, détruit en 1943. L'église est entourée d'un ancien cimetière et abrite un calvaire du XVe siècle représentant la Trinité, ainsi qu'une fontaine liée à la légende de saint Corentin, patron de Quimper.
Le vitrail de l'Arbre de Jessé, daté du XVIe siècle, est un chef-d'œuvre attribué à l'atelier Le Sodec. Ce vitrail, classé monument historique dès 1902, illustre une virtuosité technique avec des verres doublés et gravés. Il représente Jessé, la Vierge Marie, saint Jean, et douze rois disposés en quinconce autour d'un arbre central. La restauration de 1913 a permis de préserver ses couleurs vives et ses détails, comme les angelots entourant le Christ.
L'église elle-même est classée monument historique en 1915, après une tempête en 1911 qui a motivé sa restauration. Le clocher, caractéristique avec ses encorbellements symétriques, s'élève directement sur le mur pignon. Gustave Flaubert mentionne l'église dans ses écrits, soulignant la beauté de sa verrière et son cadre verdoyant, contrastant avec son intérieur modeste.
Le calvaire de la Trinité, haut de 8,50 mètres, est une rareté iconographique : il représente Dieu le Père coiffé d'une tiare pontificale, portant le Christ en croix, avec une colombe symbolisant le Saint-Esprit. Ce calvaire reflète les orientations du catholicisme médiéval face au protestantisme. L'ensemble, avec son enclos paroissial et sa fontaine, forme un site emblématique du patrimoine breton.