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Eglise de Lialorès à Condom dans le Gers

Eglise de Lialorès

  • 123 Rue du Palet Gascon
  • 32100 Condom
Eglise de Lialorès
Eglise de Lialorès
Eglise de Lialorès
Eglise de Lialorès
Eglise de Lialorès
Crédit photo : Antoine Garnier - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
9011 Lialores 32100 Condom

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1569
Destruction partielle
1617
Première restauration
1783
Restauration pré-révolutionnaire
1883-1885
Restauration moderne
1986
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Lialorès (cad. M 144) : classement par arrêté du 2 décembre 1986

Personnages clés

Antoine de Lialorès - Ermite et martyr légendaire (Ve siècle) Figure centrale du culte local, tombeau présumé.
Montgommery - Chef protestant (XVIe siècle) Responsable de l’incendie de 1569.
Dubarry de la Salle - Architecte (XIXe siècle) Auteur de la restauration de 1883.

Origine et histoire

L’église Saint-Antoine de Lialorès, située dans le hameau éponyme près de Condom (Gers, Occitanie), est un édifice roman du XIIe siècle, remanié aux XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle fut construite sur le tombeau présumé d’Antoine de Lialorès, ermite et martyr agenais du Ve siècle, dont la légende raconte que sa tête décapitée aurait miraculeusement bondi jusqu’à ce lieu. Les bénédictins de Condom y fondèrent un couvent, dont cette église était partie intégrante. Son histoire est marquée par des destructions pendant les guerres de Religion (incendie de 1569 par Montgommery) et des restaurations majeures, notamment en 1617, 1783, et 1883-1885 par l’architecte Dubarry de la Salle, qui lui rendit son aspect primitif.

L’architecture de l’église mêle des éléments romans et gothiques. La nef, à trois vaisseaux sans transept, est divisée en quatre travées par des piliers carrés, avec une abside semi-circulaire flanquée d’absidioles. Le portail gothique et le clocher-mur triangulaire, ajoutés au XIVe siècle, contrastent avec la structure romane initiale. Les voûtes en berceau brisé, reconstruites en 1883, reposent sur des chapiteaux majoritairement restaurés, à l’exception de quatre originaux du XIIe siècle, dont un historié représentant le Péché originel et le Sacrifice d’Abraham. La sacristie, voûtée d’ogives du XVe siècle, et les traces de remaniements successifs témoignent de son évolution architecturale complexe.

Classée monument historique en 1986, l’église de Lialorès incarne à la fois un lieu de culte médiéval et un symbole de la dévotion locale envers Antoine de Lialorès, dont le culte persista malgré l’absence de sources historiques fiables. Son mobilier, partiellement référencé dans la base Palissy, et ses restaurations répétées reflètent son importance patrimoniale dans le Gers. Aujourd’hui propriété de la commune de Condom, elle reste un témoignage des transitions stylistiques entre roman et gothique, ainsi que des bouleversements religieux et politiques ayant marqué l’Occitanie.

La localisation de Lialorès, ancienne commune rattachée à Condom en 1839, renforce son ancrage historique dans le paysage gascon. Proche de Francescas (Lot-et-Garonne), ce lieu-dit conserve une identité liée à la légende d’Antoine et à l’histoire monastique bénédictine. Les études architecturales, comme celles de l’abbé Cabanot ou de Pierre Rouleau, soulignent son originalité, notamment la fusion d’éléments romans (nef, abside) et gothiques (clocher, portail), ainsi que l’usage de briques tubulaires recouvertes d’un enduit imitant la pierre. Ces caractéristiques en font un exemple remarquable du patrimoine religieux méridional.

Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, mettent en lumière les incertitudes entourant les origines de l’église, comme l’existence même d’Antoine de Lialorès ou l’aspect initial du portail roman, aujourd’hui remplacé par un portail gothique. Les guerres de Religion et les restaurations ultérieures ont effacé une partie de son histoire primitive, mais les campagnes de travaux des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que celle de 1883, ont permis de préserver sa structure globale. L’édifice, ouvert à la visite, continue d’attirer pour son mélange de légende, d’histoire et d’architecture.

Liens externes

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