Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église de Martignac à Puy-l'Évêque dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église de Martignac

    Martignac
    46700 Puy-l'Évêque
Propriété de la commune
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Église de Martignac
Crédit photo : Hubert DENIES - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Premières mentions écrites
XIIIe ou XIVe siècle
Construction du clocher-mur
XVe siècle
Transformations majeures
Fin XVe siècle
Fermeture du clocher
1863
Restauration
1938
Découverte des peintures
9 juillet 1943
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Martignac : classement par arrêté du 9 juillet 1943

Personnages clés

M. Cassagne - Curé-doyen de Puy-l'Évêque Découvreur des peintures en 1938.
M. Mercié - Administrateur local Responsable de la restauration de 1863.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Martignac, située à Puy-l'Évêque dans le Lot (région Occitanie), est un édifice roman du XIIe siècle, modifié aux XVe et XIXe siècles. Construite selon un plan simple avec une nef unique et un chœur semi-circulaire, elle reflète l'architecture religieuse rurale de l'époque. Ses murs en moellons équarris, ses fenêtres étroites à linteaux délardés, et sa corniche sobre soulignée de trous carrés témoignent de techniques constructives médiévales. Le clocher-mur, ajouté postérieurement entre le XIIIe et le XVe siècle, domine l'édifice et conserve des traces d'aménagements défensifs comme des trous d'encastrement pour des poutres, peut-être un hourd.

L'intérieur de l'église est marqué par une transformation majeure au XVe siècle : la nef, initialement charpentée, est voûtée d'arêtes, et l'abside conserve deux fenêtres, dont celle du sud agrandie à cette période. Une sacristie est adjointe au XIXe siècle sur le flanc nord, tandis que le portail sud porte une inscription attestant d'une restauration en 1863 sous l'administration de M. Mercié. Classée monument historique le 9 juillet 1943, l'église abrite une statue de saint Pierre référencée dans la base Palissy, ainsi qu'un décor sculpté limité à une imposte réemployée dans le portail.

La renommée de l'église repose sur ses peintures murales de la fin du XVe siècle, découvertes en 1938 par le curé-doyen Cassagne. Ces fresques, réalisées dans un contexte post-guerre de Cent Ans, visent à éduquer une population majoritairement analphabète par une catéchèse visuelle. Le programme iconographique, centré sur le salut de l'âme, inclut : au cul-de-four de l'abside, un Dieu en Majesté entouré du Tétramorphe, des Vertus (cardinales et théologales), et une Mise au tombeau ; sur le mur nord, les sept Péchés capitaux et le Jugement dernier ; sur le mur sud, saint Michel, le Purgatoire (aujourd'hui effacé), le Paradis avec saint Pierre gardant la porte céleste, et un Couronnement de la Vierge. Ces œuvres s'inscrivent dans un mouvement artistique régional marqué, avec des parallèles à Cahors, Saint-André-des-Arques ou Lunegarde.

L'église de Martignac, paroisse mentionnée dès le XIIIe siècle, avait pour annexe l'église Saint-Martin de Mazières. Son clocher, initialement ouvert à l'ouest, est fermé par un pan de bois à la fin du XVe siècle. Les peintures, bien que partiellement dégradées (comme la représentation du Purgatoire), restent un témoignage rare de l'art religieux didactique du Moyen Âge tardif. Leur découverte a mis en lumière l'importance des églises rurales comme supports de transmission des dogmes chrétiens dans une société sortante de crise.

Architecturalement, l'édifice allie simplicité romane (nef sans chapelles latérales, abside en cul-de-four couverte de lauzes) et ajouts gothiques ou modernes. Les trous de boulin alignés sur les élévations rappellent les échafaudages médiévaux, tandis que la voûte d'arêtes du XVe siècle marque une évolution stylistique. La différence d'appareil entre la nef et le clocher suggère une construction en plusieurs phases, reflétant les besoins changeants de la communauté paroissiale au fil des siècles.

Liens externes