Eglise de Moingt à Montbrison dans la Loire

Eglise de Moingt

  • 42600 Montbrison
Eglise de Moingt
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Eglise de Moingt
Eglise de Moingt
Crédit photo : Robin Chubret - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1096
Première mention écrite
XIe siècle
Construction de la base
XIIe siècle
Construction de la chambre
1562
Endommagement par les protestants
XVIe siècle
Modification des absidioles
1842
Nouveau voûtement
1845
Reconstruction de la façade
XIXe siècle
Restauration majeure
1943
Réfection de la toiture
1949
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Moingt : inscription par arrêté du 29 décembre 1949

Personnages clés

Étienne Trabucco Architecte départemental ayant mené des travaux de restauration au XIXe siècle.
André Croza Maître plâtrier ayant reconstruit la façade en 1845.
Joseph Alberty Plâtrier ayant refait la toiture en 1943.

Origine et histoire

L'église Saint-Julien d'Antioche, installée sur le site de l'ancienne Aquae Segetae, est mentionnée dans les chartes du Forez en 1096. Des fouilles partielles menées en 1990 ont mis au jour trois états successifs : une église avec porche d'époque mérovingienne, puis une nef unique avec porche et abside semi‑circulaire d'époque carolingienne, enfin un état roman comportant une nef unique, une abside munie d'absidioles et un haut clocher barlong. La base du clocher appartient au XIe siècle et la chambre des cloches est datée du XIIe siècle. Les arcades qui rythment les façades reposent sur des colonnettes couronnées de chapiteaux dont la sculpture, proche de celle de Saint‑Romain‑le‑Puy, présente entrelacs, marguerite, motifs végétaux ou animaliers et même un décor d'entrelacs taillé en cuvette, d'intérêt pour l'étude de l'art préroman. Le sol ancien du chœur roman se trouvait au moins un mètre en dessous du sol actuel, comme l'indique l'emplacement du linteau des portes. Aux XVIe siècle les absidioles disparaissent au profit d'une chapelle élevée au sud du chœur, et en 1562 l'édifice est si endommagé par les protestants que la restauration est abandonnée et que l'administration des sacrements est transférée à l'église voisine Saint‑Jean‑Baptiste. Des travaux importants ont été conduits au XIXe siècle sous la conduite d'Étienne Trabucco, architecte départemental, et de l'agent voyer Dulac ; la façade a été reconstruite en 1845 par André Croza, maître plâtrier à Montbrison. Les trois vaisseaux de la nef ont peut‑être été refaits sur un soubassement du XIIe siècle ; des ouvertures ont été percées par André Dupré et un nouveau voûtement en plein‑cintr e, daté de 1842, a remplacé une fausse voûte lambrissée. Le dallage de la nef et des bas‑côtés a été refait et le niveau du sol rehaussé d'environ un mètre ; la même période a vu l'élévation d'une coupole en brique au droit de la quatrième travée de la nef, là où le chœur avait été déplacé, l'ancien chœur étant transformé en sacristie et séparé par une cloison en brique et bois. La toiture a été refaite en 1943 par Joseph Alberty, plâtrier, et en 1964 la cloison de séparation devant le chœur a été supprimée pour réunifier l'espace intérieur. L'église est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 29 décembre 1949.

Liens externes