Première mention écrite XIe siècle (vers 1080) (≈ 1150)
Paroisse citée dans le cartulaire de Noyers.
XIIe siècle
Construction de l’église
Construction de l’église XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman initial dédié à Notre-Dame.
XVe siècle
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle nord et prolongation de la nef.
XVIe siècle
Chapelle saint Roch
Chapelle saint Roch XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout côté sud, style gothique tardif.
1793
Suppression de la paroisse
Suppression de la paroisse 1793 (≈ 1793)
Rattachement à Chinon, désacralisation.
24 décembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique 24 décembre 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 24 décembre 1926
Personnages clés
Famille de la Vauguyon - Seigneurs locaux
Chapelle privée ornée de peintures murales.
Abbaye Notre-Dame de Noyers - Institution religieuse tutélaire
Propriétaire initial de la paroisse (XIe).
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Épine de Parilly, située à Chinon (Indre-et-Loire), trouve ses origines au XIe siècle, avec une première mention écrite en 1080 dans le cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de Noyers. L’édifice actuel, construit au XIIe siècle, est agrandi aux XVe et XVIe siècles : la nef est prolongée vers l’ouest, une chapelle nord dédiée à saint Jean (XVe) et une chapelle sud dédiée à saint Roch (XVIe) sont ajoutées. Ces modifications reflètent l’évolution des besoins liturgiques et l’influence des seigneurs locaux, comme la famille de la Vauguyon, dont la chapelle privée était ornée de peintures murales.
La paroisse de Parilly, supprimée en 1793 lors de la Révolution, est rattachée à Chinon, entraînant la désacralisation de l’église. Classée monument historique en 1926, elle devient un dépôt archéologique dans les années 1990. Son architecture mêle une nef en charpente, un chœur voûté d’ogives, et un clocher-mur à deux baies, typique des églises rurales de Touraine. Les chapiteaux sculptés de la croisée du transept et la baie du XVe siècle témoignent de son riche passé médiéval.
L’église conserve des traces de son histoire mouvementée : vestiges du logis prioral du XVe siècle, retables du XVIIe siècle, et inscriptions intérieures. Son plan en croix, avec chevet rectangulaire, et sa voûte romane en maçonnerie illustrent les transitions stylistiques entre roman et gothique. Malgré sa désaffectation cultuelle, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural d’Indre-et-Loire, lié à l’histoire de l’abbaye de Noyers et aux familles nobles locales.
Au-delà de son rôle religieux, l’église a servi de décor pour des productions audiovisuelles, comme le téléfilm 1788 (1978), soulignant son ancrage dans la culture populaire. Aujourd’hui propriété de la commune de Chinon, elle incarne à la fois un héritage médiéval et les transformations sociales de la Révolution à nos jours.