Frise chronologique
972
Première mention écrite
Première mention écrite
972 (≈ 972)
Possession de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac.
XVe siècle (1495-1506)
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
XVe siècle (1495-1506) (≈ 1501)
Nef et chapelles rebâties après la guerre.
1669
Construction du clocher
Construction du clocher
1669 (≈ 1669)
Clocher carré en calcaire et grès.
XVIIIe siècle (2e quart)
Modification des voûtes
Modification des voûtes
XVIIIe siècle (2e quart) (≈ 1850)
Remplacement par berceau plein-cintre.
1860
Peintures chapelle Saint-Roch
Peintures chapelle Saint-Roch
1860 (≈ 1860)
Décors muraux du XIXe siècle.
1876
Perte du statut paroissial
Perte du statut paroissial
1876 (≈ 1876)
Fin de son rôle d’église paroissiale.
1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1997 (≈ 1997)
Inscription avec son mur de cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise avec le mur de son cimetière (cad. C 674, 675) : inscription par arrêté du 26 février 1997
Personnages clés
| Évêque de Rodez - Commanditaire de la reconstruction |
Rebâtit nef et chapelles (1495-1506). |
| Abbaye Saint-Géraud d'Aurillac - Premier propriétaire attesté |
Possédait l’église dès 972. |
| Moines bénédictins de Varen - Gestionnaires ultérieurs |
Église rattachée à leur monastère. |
Origine et histoire
L’église de Puech-Mignon, située à Laguépie (Tarn-et-Garonne), trouve ses origines au Xe siècle, mentionnée en 972 comme possession de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac. Détruite en grande partie pendant la guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite entre 1495 et 1506 sous l’impulsion de l’évêque de Rodez, avec une nef et des chapelles latérales de style gothique. Les voûtes d’ogives de la nef furent remplacées au XVIIIe siècle par une voûte en berceau plein-cintre, marquant une transition vers des influences baroques.
Le clocher carré, construit en 1669 en calcaire et grès, domine l’édifice et symbolise la période de reconstruction post-médiévale. L’église, initialement paroissiale sous le nom de Notre-Dame, fut rattachée au monastère bénédictin de Varen avant de perdre son statut paroissial en 1876. Son intérieur conserve des peintures murales du XIXe siècle, notamment dans le chœur (draperies et candélabres) et la chapelle Saint-Roch (1860), reflétant des ajouts décoratifs tardifs.
Classée Monument Historique en 1997 pour son église et son mur de cimetière, la structure mêle ainsi des éléments médiévaux (arcades brisées, chapelles latérales) et des modifications des XVIIe et XVIIIe siècles. Son plan rectangulaire à deux vaisseaux et ses matériaux (ardoise pour le clocher, pierre pour les voûtes) témoignent d’une histoire architecturale complexe, marquée par des destructions répétées et des reconstructions adaptatives.