Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du portail roman
Construction du portail roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Portail en plein cintre à double ressaut.
XIIIe siècle (?)
Chevet possible
Chevet possible
XIIIe siècle (?) (≈ 1350)
Datation incertaine, postérieure au XIIe.
1485
Construction de la chapelle nord
Construction de la chapelle nord
1485 (≈ 1485)
Commande de Sébélie de Lagarde et Jean de Gauléjac.
XVe–XVIe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef
XVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Remplacement par croisées d’ogives, vers 1500.
28 juin 1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 juin 1927 (≈ 1927)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Puycalvel : inscription par arrêté du 28 juin 1927
Personnages clés
| Sébélie de Lagarde - Commanditaire |
Demande la chapelle nord en 1485. |
| Jean de Gauléjac - Seigneur de Puycalvel |
Époux de Sébélie, finance les travaux. |
| Tranqua sel - Maçon |
Constructeur de la chapelle nord. |
| Bertrand Bodet - Vicaire de Puycalvel |
Auteur du prix-fait pour la chapelle. |
Origine et histoire
L'église Saint-Vit de Puycalvel, dédiée probablement à saint Avit, est un édifice religieux situé dans le village de Puycalvel, sur la commune de Lamothe-Cassel (Lot). Son portail en plein cintre à double ressaut, caractéristique du XIIe siècle, suggère une origine romane, bien que le chevet puisse dater du XIIIe siècle. L’édifice montre des signes précoces de désordres structurels, notamment un déversement de l’arc triomphal vers le nord, probablement aggravé par la guerre de Cent Ans, laissant l’église en mauvais état à son issue.
Au XVe siècle, l’église subit d’importantes transformations. En 1485, Sébélie de Lagarde demande à son époux, Jean de Gauléjac, seigneur de Puycalvel, de construire une chapelle attenante au nord, confiée au maçon Tranqua sel. Cette chapelle, formant aujourd’hui le bas-côté nord, est réalisée selon les plans de Bertrand Bodet, vicaire local. Une seconde chapelle, au sud, est édifiée simultanément, comme en témoignent les nervures prismatiques similaires. Le voûtement de la nef en croisées d’ogives, plus tardif (vers 1500 ou début XVIe siècle), remplace une voûte romane primitive.
L’église se compose désormais de deux nefs juxtaposées, d’un chevet barlong, et d’un clocher-mur élevé au-dessus de l’arc triomphal. Le portail roman, surmonté d’un porche commun avec la chapelle sud, contraste avec les chapelles gothiques. Les matériaux varient : pierre de taille pour le chevet et le portail, moellons calcaires pour la chapelle sud, et lauzes pour la couverture de l’abside. Classée Monument Historique en 1927, elle illustre l’évolution architecturale médiévale en Quercy.
Les blasons peints dans la chapelle nord, incluant les armes des Gauléjac, rappellent le mécénat seigneurial. Les voûtes des chapelles, à nervures prismatiques, retombent sur des culots polygonaux, tandis que celles de la nef, postérieures, présentent des nervures à double gorge. Ces ajouts successifs reflètent les besoins liturgiques et les ambitions des seigneurs locaux, dans un contexte post-guerre de Cent Ans marqué par la reconstruction et l’affirmation du pouvoir noble.