Frise chronologique
XIVe-XVe siècles
Construction de l'église
Construction de l'église
XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Période d'édification initiale du monument.
1699-1701
Dons des retables
Dons des retables
1699-1701 (≈ 1700)
Pierre Charlot et Jaquine Mesnage financent trois retables.
1781
Retable de la Vierge
Retable de la Vierge
1781 (≈ 1781)
Ajout d'un retable dédié à la Vierge.
1910
Classement des retables
Classement des retables
1910 (≈ 1910)
Trois retables classés monuments historiques.
5 mai 1969
Classement de l'église
Classement de l'église
5 mai 1969 (≈ 1969)
L'édifice entier est classé MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 93) : classement par arrêté du 5 mai 1969
Personnages clés
| Pierre Charlot - Chirurgien et procureur fabricier |
Donateur du retable du maître-autel en 1699. |
| Jaquine Mesnage - Épouse de Pierre Charlot |
Finance le retable de saint Sébastien en 1701. |
| François Langlois - Artisan retablier |
Auteur des trois retables lavallois classés. |
| Charles Dufresne de Postel - Peintre |
Auteur de l’*Adoration des Bergers* sur le retable. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin, située à Saint-Martin-de-Connée dans le département de la Mayenne (région Pays de la Loire), est un édifice catholique construit entre le XIVe et le XVe siècle. Elle dépend aujourd'hui de la paroisse Bienheureux Jacques Burin en Coëvrons, rattachée au diocèse de Laval. Son architecture et son mobilier reflètent une histoire religieuse ancrée dans le territoire local, notamment avec des éléments caractéristiques de l'art sacré mayennais.
Classée monument historique en 1969, l'église abrite un patrimoine mobilier remarquable, dont trois retables du XVIIe siècle offerts par Pierre Charlot, chirurgien et procureur fabricier, et son épouse Jaquine Mesnage. Ces retables, typiques du style lavallois, sont ornés de peintures et statues en terre cuite, comme l’Adoration des Bergers de Charles Dufresne de Postel. Un quatrième retable, dédié à la Vierge et datant de 1781, complète cet ensemble artistique.
Le grand chemin montais, axe historique reliant Sillé-le-Guillaume à Mayenne, longe le chevet de l'église, soulignant son intégration dans le paysage et les réseaux de communication médiévaux. Les retables, classés dès 1910, ainsi que l'édifice lui-même, témoignent de la richesse culturelle et religieuse de la région, marquée par des dons de notables locaux et une tradition artisanale forte, notamment dans la poterie et la sculpture.
Les peintures murales, panneaux peints et vitraux, bien que mentionnés, ne sont pas détaillés dans les sources disponibles. L'église reste un lieu de culte actif, géré par la commune, et ouvert à la visite, illustrant la continuité entre patrimoine historique et vie paroissiale contemporaine.