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Église de Saint-Mary-le-Cros à Ferrières-Saint-Mary dans le Cantal

Patrimoine classé
Clocher-mur
Eglise
Eglise romane

Église de Saint-Mary-le-Cros

    Saint-Mary
    15170 Ferrières-Saint-Mary
Propriété de la commune
Église de Saint-Mary-le-Cros
Église de Saint-Mary-le-Cros
Église de Saint-Mary-le-Cros
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge (période non précisée)
Construction du chœur roman
XVe siècle
Ajout de la nef et du clocher
1897
Agrandissement par le curé Gessalin
7 décembre 1992
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, y compris le cimetière avec sa croix de mission (cad. A 273, 274) : inscription par arrêté du 7 décembre 1992

Personnages clés

Saint Mary - Figure religieuse locale Mausolée et reliques conservées
Père Gessalin - Curé de Saint-Mary (fin XIXe) Responsable de l'agrandissement de 1897
Jacques Branche - Jésuite bollandiste Auteur de précisions étymologiques
Jean Rieuf - Historien local Mentionne l'ancienneté du sanctuaire

Origine et histoire

L'église Saint-Mary-le-Cros, située dans le village éponyme sur la commune de Ferrières-Saint-Mary (Cantal), surplombe la vallée de l'Alagnon. Son chœur roman, couvert en lauze, présente une forme en cul-de-four et des colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens. Trois vitraux du XIXe siècle éclairent cet espace, tandis que la nef et le clocher à peigne, ajoutés au XVe siècle, complètent l'édifice. Le porche et le mur du clocher furent démolis en 1897 par le curé Gessalin pour agrandir l'église, réutilisant les pierres pour la reconstruction.

À l'origine, une chapelle mérovingienne fut érigée sur les flancs du mont Journal comme mausolée pour saint Mary, dont la grotte donna son nom au lieu (« croz » signifiant « creux » en auvergnat). Ce sanctuaire, l'un des plus anciens d'Auvergne selon Jean Rieuf, abritait une chasse en chêne cerclée de fer, suspendue au-dessus de l'autel. Aujourd’hui, cette chasse est intégrée au cercueil du saint, aux côtés d’une statue et d’un bras reliquaire du XVe siècle, classés monuments historiques.

L’église, incluant son cimetière et une croix de mission, fut inscrite aux monuments historiques le 7 décembre 1992. Son histoire mêle ainsi héritage roman, transformations médiévales et restaurations modernes, tout en conservant des éléments liturgiques remarquables comme les peintures murales dissimulées sous le badigeon.

Le site, propriété communale, témoigne de la dévotion locale à saint Mary, dont le tombeau et les reliques attiraient les pèlerins dès l’époque mérovingienne. L’architecture, marquée par des ajouts successifs, reflète les évolutions stylistiques et les besoins cultuels de la communauté au fil des siècles.

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