Église de Saint-Maurin dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église de Saint-Maurin

  • Rue de l'Église
  • 47270 Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Église de Saint-Maurin
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1346
Pillage par les Anglais
1356
Destruction par le Prince noir
1525
Reconstruction de l'église
1561
Incendie par les protestants
1681
Achèvement de la toiture
1791
Transfert des célébrations
1860-1862
Restauration des voûtes
1866
Création des vitraux
1930
Classement historique
1932
Fin de la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 11 février 1930

Personnages clés

Comte de Derby Chef des troupes anglaises ayant pillé l'église en 1346.
Prince noir Chef des troupes ayant détruit l'église en 1356.
Joseph Villiet Artiste ayant réalisé les vitraux de l'église en 1866.

Origine et histoire de l'Église de Saint-Maurin

L'église paroissiale Saint-Martin-d'Anglars, située Grande rue à Saint-Maurin (Lot-et-Garonne), est un petit édifice de la fin du XVe siècle au chevet carré. Elle se compose d'une nef unique de trois travées carrées et d'un transept formé de deux chapelles qui s'ouvrent par des arcs surbaissés sur la travée médiane. Un petit clocher, flanqué au nord d'une tourelle d'escalier, s'élève à l'ouest dans l'axe de la nef ; un porche moderne a été aménagé entre le croisillon nord et un mur aligné sur la tourelle, et une sacristie occupe l'angle entre le croisillon sud et l'abside. À l'intérieur, les voûtes des deux premières travées ont disparu, tandis que celles des croisillons du transept sont des voûtes sur croisées d'ogives ; l'abside est voûtée avec liernes et tiercerons. Les arcs portant ces voûtes retombent sur des chapiteaux sculptés. Dans la hauteur d'une assise des tas de charge, les tiercerons s'amortissent par de petites accolades dans les formerets, diagonaux et doubleaux, ce qui réduit le nombre de moulures arrivant sur les chapiteaux. La nef et les croisillons du transept sont éclairés par des fenêtres à meneaux et des fenestrages du XVe siècle. L'édifice a été construit d'un seul jet, ce qui lui confère une unité de conception assez rare dans la région.

La première église paroissiale fut pillée en 1346 par les troupes anglaises du comte de Derby, puis incendiée et détruite en 1356 par celles du Prince noir. Elle a été reconstruite en 1525, comme l'indique une plaque commémorative au tympan du portail, puis incendiée par les protestants en 1561 ; la restauration ne fut pas immédiate et la messe se tint alors dans la salle capitulaire de l'abbaye. En 1603 la toiture n'était pas refaite ; elle ne fut achevée qu'en 1681, l'édifice n'ayant alors ni voûte ni lambris. Pillée pendant la Révolution, l'église vit les célébrations transférées dans l'église abbatiale en 1791. La restauration progresa lentement : les voûtes du transept et celles du chœur à liernes et tiercerons datent des années 1860-1862, et les vitraux sont l'œuvre de Joseph Villiet, réalisés en 1866. Le tableau du maître-autel, Adoration des Mages, a été classé au titre des objets des monuments historiques en 1906. Classée en 1930 et inscrite au titre des monuments historiques le 11 février 1930, la restauration de l'église ne s'acheva qu'en 1932.

Liens externes