Frise chronologique
1346
Pillage par le comte de Derby
Pillage par le comte de Derby
1346 (≈ 1346)
Première destruction par les Anglais.
1356
Incendie par le Prince noir
Incendie par le Prince noir
1356 (≈ 1356)
Destruction totale de l’édifice.
1525
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1525 (≈ 1525)
Date gravée sur le tympan.
1561
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
1561 (≈ 1561)
Début d’une longue restauration.
1681
Achèvement de la toiture
Achèvement de la toiture
1681 (≈ 1681)
Sans voûtes ni lambris.
1860-1862
Voûtes du transept et chœur
Voûtes du transept et chœur
1860-1862 (≈ 1861)
Ajout de liernes et tiercerons.
1866
Installation des vitraux
Installation des vitraux
1866 (≈ 1866)
Œuvre de Joseph Villiet.
11 février 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
11 février 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l’édifice.
1932
Fin des restaurations
Fin des restaurations
1932 (≈ 1932)
Travaux initiés post-classement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 11 février 1930
Personnages clés
| Comte de Derby - Chef militaire anglais |
Pille l’église en 1346. |
| Prince noir - Commandant anglais |
Détruit l’église en 1356. |
| Joseph Villiet - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (1866). |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin-d'Anglars, située à Saint-Maurin dans le Lot-et-Garonne, a connu une histoire mouvementée. La première église paroissiale fut pillée en 1346 par les troupes anglaises du comte de Derby, puis détruite en 1356 par celles du Prince noir. Reconstruite en 1525 comme l’atteste une plaque commémorative, elle fut à nouveau incendiée en 1561 par les protestants, retardant sa restauration jusqu’au XVIIe siècle. Les travaux de toiture ne s’achevèrent qu’en 1681, sans voûtes ni lambris.
Au XIXe siècle, l’église subit des pillages pendant la Révolution, et les offices furent transférés dans l’abbatiale en 1791. Les voûtes du transept et du chœur, ornées de liernes et tiercerons, datent des années 1860-1862, tandis que les vitraux, œuvre de Joseph Villiet, furent installés en 1866. Classée monument historique en 1930, sa restauration finale s’acheva en 1932. L’édifice allie ainsi des éléments gothiques (XVe siècle) et des ajouts néogothiques.
Architecturalement, l’église se compose d’une nef unique à trois travées, d’un transept et d’un chevet carré. Les chapiteaux sculptés, les fenêtres à meneaux et les voûtes sur croisées d’ogives témoignent de son unité de conception, rare dans la région. Le clocher, flanqué d’une tourelle d’escalier, domine l’ensemble. À l’intérieur, le tableau Adoration des Mages (maître-autel), classé en 1906, et les vitraux de Villiet comptent parmi les éléments patrimoniaux majeurs.
Les sources historiques, comme le Pouillé du diocèse d’Agen (1789), soulignent son rôle central dans la vie religieuse locale. Les restaurations successives reflètent les bouleversements politiques et religieux (guerre de Cent Ans, guerres de Religion, Révolution), tout en préservant son caractère médiéval. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage de l’architecture religieuse en Aquitaine, entre héritage gothique et interventions modernes.