Frise chronologique
Fin XIe siècle
Fondation du prieuré de Megève
Fondation du prieuré de Megève
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Début de la dépendance religieuse de Saint-Nicolas.
1606
Prêche de Saint-François de Sales
Prêche de Saint-François de Sales
1606 (≈ 1606)
Dans l’église primitive avant reconstruction.
1701
État vétuste de l’église
État vétuste de l’église
1701 (≈ 1701)
Nef, chœur et six chapelles documentés.
1766
Reconstruction ordonnée
Reconstruction ordonnée
1766 (≈ 1766)
Projet confié à Quenot et Jean Dupuy.
20 juin 1989
Protection monument historique
Protection monument historique
20 juin 1989 (≈ 1989)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 691) : inscription par arrêté du 20 juin 1989
Personnages clés
| Saint-François de Sales - Prédicateur et évêque |
A prêché dans l’église en 1606. |
| Quenot - Architecte |
Auteur des premiers plans en 1766. |
| Jean Dupuy - Architecte |
Successeur de Quenot pour la reconstruction. |
| Joseph Gillardi - Artiste sculpteur |
Réalisa retables et maître-autel. |
| Jean-Charles Moulin - Artiste sculpteur |
Collabora aux retables et baldaquin. |
| Henri Modena - Peintre-décorateur |
Restaura les décors en 1942. |
Origine et histoire
L’église de Saint-Nicolas-la-Chapelle trouve ses racines dans l’histoire médiévale du Val d’Arly. À la fin du XIe siècle, les Bénédictins fondent le prieuré de Megève, dont dépendait initialement la paroisse de Saint-Nicolas-la-Chapelle, première à s’en détacher. Saint-François de Sales y aurait prêché en 1606 dans une église primitive, alors composée d’une nef avec tribune, d’un chœur et de six chapelles. Cet édifice, mentionné comme vétuste en 1701, menaça ruine au milieu du XVIIIe siècle.
En 1766, l’évêché ordonne la reconstruction de l’église, confiant les plans aux architectes Quenot puis Jean Dupuy. Le nouvel édifice adopte un plan en croix latine avec une nef unique et un transept. Les retables du transept, le maître-autel et son baldaquin sont réalisés par les artistes Joseph Gillardi et Jean-Charles Moulin. Le décor peint, exécuté en 1866, fut restauré en 1942 par Henri Modena, puis en 1977 par Faurot et Garnier. L’église, protégée par un arrêté du 20 juin 1989, incarne aujourd’hui un patrimoine religieux et artistique savoyard.
L’édifice reflète les évolutions stylistiques et liturgiques de son époque, mêlant héritage médiéval et influences baroques. Son histoire illustre aussi l’importance des prieurés bénédictins dans l’organisation religieuse alpine, ainsi que le rôle des évêchés dans la préservation des lieux de culte. Les restaurations successives du XIXe et XXe siècles témoignent d’une volonté constante de valoriser ce patrimoine local, aujourd’hui propriété de la commune.