Frise chronologique
1146
Première mention écrite
Première mention écrite
1146 (≈ 1146)
Appartenance à l'abbaye de Figeac.
fin XIe siècle
Construction de l'abside
Construction de l'abside
fin XIe siècle (≈ 1195)
Datation proposée par Marcel Durliat.
seconde moitié du XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
Chapiteaux caractéristiques de cette période.
1574
Occupation par Vidaillac
Occupation par Vidaillac
1574 (≈ 1574)
Fortification pendant les guerres de Religion.
1715
Chapelle nord ajoutée
Chapelle nord ajoutée
1715 (≈ 1715)
Date gravée sur la clef de voûte.
16 février 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
16 février 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
fin XIXe siècle
Reconstruction des voûtes
Reconstruction des voûtes
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Voûtes en brique actuelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 16 février 1926
Personnages clés
| Saint Pardulphe (ou Pardoux) - Abbé de Guéret (VIIIe siècle) |
Patron de l'église, vénéré localement. |
| Vidaillac - Chef de bande protestant |
Occupa l'église en 1574. |
| Marcel Durliat - Historien de l'art |
A daté l'abside (fin XIe). |
Origine et histoire
L'église Saint-Pardulphe de Saint-Perdoux est un édifice catholique dédié à saint Pardulphe, abbé de Guéret au VIIIe siècle. Sa construction remonte principalement au XIIe siècle, avec une abside datée de la fin du XIe siècle par Marcel Durliat, basée sur l'analyse des modillons. La nef, avec ses chapiteaux sculptés, aurait été édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle. L'église est mentionnée pour la première fois en 1146 comme dépendant de l'abbaye de Figeac, soulignant son importance religieuse dès le Moyen Âge.
En 1574, pendant les guerres de Religion, le chef de bande Vidaillac occupa et fortifia l'église, marquant une période troublée de son histoire. Des réparations furent entreprises en 1605 et 1611 pour restaurer les dégâts. Au XVIIIe siècle, deux chapelles latérales furent ajoutées de part et d'autre de la nef, celle du nord portant la date de 1715 sur sa clef de voûte. Les voûtes actuelles en brique, couvrant la nef et l'abside, datent quant à elles de la fin du XIXe siècle.
Classée monument historique en 1926, l'église conserve des éléments romans remarquables, comme son portail à colonnettes monolithes et ses chapiteaux ornés de feuillages stylisés. Une statue reliquaire de saint Roch, référencée dans la base Palissy, témoigne de son riche patrimoine mobilier. L'édifice, propriété de la commune, reste un exemple caractéristique de l'architecture religieuse quercynoise, mêlant héritage médiéval et ajouts postérieurs.