Frise chronologique
vers 1079–1080
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1079–1080 (≈ 1080)
Par les seigneurs de Comborn, dépendant de La Chaise-Dieu
vers 1100
Première mention écrite
Première mention écrite
vers 1100 (≈ 1100)
Dans le cartulaire du prieuré d'Aureil
1120–1140
Construction du chevet et chœur
Construction du chevet et chœur
1120–1140 (≈ 1130)
Déambulatoire et chapelles rayonnantes édifiés
1586
Destruction de la nef
Destruction de la nef
1586 (≈ 1586)
Lors des guerres de Religion
1843
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1843 (≈ 1843)
Sur demande de Prosper Mérimée
1885–1906
Restauration majeure
Restauration majeure
1885–1906 (≈ 1896)
Par Anatole de Baudot et Henri Chaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Robert de Turlande - Fondateur de La Chaise-Dieu |
Abbaye dont dépendait Saint-Robert |
| Seigneurs de Comborn - Fondateurs du prieuré |
Vers 1079–1080, sous protection des vicomtes de Limoges |
| Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments historiques |
A demandé le classement en 1843 |
| Anatole de Baudot - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux à partir de 1885 |
| Henri Chaine - Architecte restaurateur |
Poursuivit les travaux (1895–1906) |
Origine et histoire
L’église Saint-Robert de Saint-Robert, située en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), est une ancienne église priorale fondée au XIe siècle comme dépendance de l’abbaye de La Chaise-Dieu. Attribuée aux seigneurs de Comborn vers 1079-1080, elle est mentionnée pour la première fois dans un cartulaire vers 1100. Son transept date du XIe siècle, tandis que le chevet et le chœur, avec déambulatoire et chapelles rayonnantes, furent construits entre 1120 et 1140. Les chapiteaux sculptés, comparables à ceux de la collégiale du Dorat, suggèrent une réalisation vers 1130.
La guerre de Cent Ans et les guerres de Religion (XIVe–XVIe siècles) causèrent la ruine de la nef, détruite en 1586. Le prieuré, uni au Port-Dieu dès le XIVe siècle, perdit sa vie monastique. Au XVIIIe siècle, l’église servit d’abord de magasin à bois pour la manufacture d’armes de Tulle, puis fit l’objet de tentatives de restauration : un devis fut établi en 1720, suivi d’un procès contre les entrepreneurs avant 1789. Les traces de la nef furent redécouvertes en 1827 lors de travaux.
Classée Monument historique en 1843 sur demande de Prosper Mérimée, l’église fut restaurée à partir de 1885 par Anatole de Baudot, puis par Henri Chaine (1895–1906). Aujourd’hui, il ne subsiste que sa partie orientale, caractérisée par un chœur élevé de 14 mètres, un déambulatoire étroit surmonté d’une tribune, et une soixantaine de chapiteaux romans. Les piles épaisses du transept, renforcées pour supporter le clocher, témoignent des adaptations défensives médiévales.
L’architecture de Saint-Robert illustre les influences régionales du Limousin, avec des chapelles rayonnantes similaires à celles de Beaulieu-sur-Dordogne ou du Dorat. La protection des vicomtes de Limoges et le temporel dépendant de l’abbaye de La Chaise-Dieu soulignent son importance historique. Les restaurations des XIXe et XXe siècles visèrent à préserver ce patrimoine roman, malgré la disparition de la nef et des bâtiments monastiques.