Frise chronologique
1132
Première mention écrite
Première mention écrite
1132 (≈ 1132)
Nommée *Ecclesia et mansus S. Vincentii* dans les archives.
1185 et 1228
References dans le cartulaire de Maguelone
References dans le cartulaire de Maguelone
1185 et 1228 (≈ 1228)
Appelée *Villa Sanctus Vincentus de Barbaranicis*.
XVIIe siècle (1ère moitié)
Campagne de modifications
Campagne de modifications
XVIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1750)
Portail classique et clocheton ajoutés.
19 juin 1986
Classement monument historique
Classement monument historique
19 juin 1986 (≈ 1986)
Inscrite à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. A 494) : inscription par arrêté du 19 juin 1986
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Vincent de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues est un édifice religieux catholique de style roman, situé dans le département de l’Hérault, en région Occitanie. Construite principalement aux XIe et XIIe siècles, elle subit des modifications architecturales significatives au cours de la première moitié du XVIIe siècle. Son plan combine une nef rectangulaire, un transept avec croisée, et une abside semi-circulaire, reflétant les techniques romanes. Le chevet, orné de colonnettes engagées et d’un soubassement en opus monspelliensis, témoigne d’un savoir-faire local en taille de pierre.
L’église est mentionnée pour la première fois en 1132 sous le nom Ecclesia et mansus S. Vincentii, puis répertoriée dans le cartulaire de l’évêché de Maguelone en 1185 et 1228 sous des dénominations évoquant le village (Villa Sanctus Vincentus de Barbaranicis). Ces archives médiévales soulignent son rôle central dans la paroisse. Le portail occidental, de facture classique, date du XVIIe siècle et contraste avec les éléments romans conservés, comme la fenêtre absidiale à double ébrasement, autrefois soutenue par des colonnettes aujourd’hui disparues.
Classée parmi les monuments historiques depuis le 19 juin 1986, l’église illustre l’évolution architecturale entre Moyen Âge et époque moderne. Son clocheton à baie unique, surmontant la façade, et les chapiteaux sculptés de la croisée du transept rappellent les ajouts baroques tout en préservant des traces romanes. La chapelle nord, en niche dans l’épaisseur du mur, et le pavage antique de la nef témoignent de campagnes de construction distinctes, marquant son histoire pluriséculaire.
La protection au titre des monuments historiques concerne l’ensemble de l’édifice paroissial (cadastre A 494), propriété de la commune. Son état de conservation, jugé a priori satisfaisant (niveau 7/10), permet d’apprécier à la fois les techniques romanes languedociennes et les adaptations post-médiévales. Les sources disponibles (Wikipédia, base Mérimée, Monumentum) confirment son ancrage dans le patrimoine religieux et architectural de l’Hérault.