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Église de Sainte-Foy des Alliés dans le Doubs

Doubs

Église de Sainte-Foy des Alliés

    1 Rue du Tilleul
    25300 Les Alliés

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1655
Autorisation de la chapelle vicariale
1682
Construction chapelle et presbytère
1778
Élevation en église paroissiale
1874
Incendie destructeur
1879
Reconstruction néo-romane
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Abbé de Montbenoît - Autorité religieuse locale A autorisé prêtre résident en 1682.
Abbé Vorbes - Doyen rural du Varais Mené l’enquête pour l’élevation paroissiale.
Monseigneur de Durfort - Archevêque de Besançon A approuvé la création de la paroisse en 1778.

Origine et histoire

L’église Sainte-Foy des Alliés, située dans le village des Alliés (Doubs), trouve ses origines au XVIIe siècle. Jusqu’au XVIe siècle, les habitants dépendaient de la paroisse de Montbenoît. En 1655, ils obtiennent l’autorisation d’ériger une chapelle vicariale dédiée à sainte Foy. En 1682, après l’accord de l’abbé de Montbenoît, une chapelle et un presbytère sont construits pour accueillir un prêtre résident. Ce lieu de culte reflétait l’autonomie croissante de la communauté locale, tout en restant soumis à l’autorité religieuse régionale.

En 1762, les villageois demandent la transformation de leur chapelle en église paroissiale, mais essuient un premier refus. Une enquête menée par le curé de Doubs et l’abbé Vorbes, doyen rural, aboutit finalement à l’accord de Monseigneur de Durfort, archevêque de Besançon, en 1778. Cette évolution illustre les tensions entre les aspirations locales et les structures ecclésiastiques traditionnelles, ainsi que la progressive reconnaissance des Alliés comme entité paroissiale indépendante.

Le 8 juin 1874, un incendie ravage entièrement l’église. Elle est reconstruite cinq ans plus tard, en 1879, dans un style néo-roman, marquant une rupture architecturale avec le passé. Ce choix stylistique, inspiré du roman médiéval, s’inscrivait dans un mouvement plus large de restauration et de réinterprétation des formes anciennes au XIXe siècle, tout en répondant aux besoins d’un culte paroissial désormais bien établi.

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