Saccage pendant les guerres de Religion 1569 (≈ 1569)
Destructions majeures de l'édifice original
XVIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'un bas-côté et portail Renaissance
30 janvier 1973
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 janvier 1973 (≈ 1973)
Inscription par arrêté officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 610) : inscription par arrêté du 30 janvier 1973
Origine et histoire de l'Église de Toujouse
L'église de Toujouse trouve ses origines dans une construction romane, probablement utilisée comme chapelle seigneuriale. Son histoire est marquée par des transformations majeures, notamment après les destructions subies lors des guerres de Religion en 1569. Ces événements ont conduit à des modifications architecturales significatives au XVIe siècle, intégrant des éléments de style Renaissance et gothique.
Le portail sud, de style Renaissance, s’ouvre sous un porche adossé au mur ouest, qui soutient également la face nord du clocher. Ce dernier, séparé de l’église, détermine un grand porche gothique donnant autrefois accès à la cour du château voisin. L’extension de l’édifice au XVIe siècle inclut l’ajout d’un bas-côté communiquant avec la nef par deux arcades ogivales, formant ainsi la chapelle de la Vierge, en réponse aux besoins croissants de la paroisse.
L’église, classée Monument Historique depuis 1973, illustre l’évolution des pratiques religieuses et architecturales dans le Gers entre Moyen Âge et Renaissance. Son plan et ses éléments décoratifs reflètent les adaptations successives, mêlant fonctions seigneuriales et paroissiales. La structure actuelle témoigne à la fois des destructions passées et des reconstructions ambitieuses qui ont façonné son identité.
La localisation de l’édifice, à proximité de l’ancienne cour du château, souligne son rôle central dans la vie communautaire et religieuse de Toujouse. Les modifications apportées au fil des siècles, notamment l’agrandissement de l’enceinte et l’intégration d’un bas-côté, répondaient à des besoins liturgiques et sociaux évolutifs, typiques des paroisses rurales de l’Occitanie médiévale et moderne.