Frise chronologique
fin XIe - début XIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Édifice roman en pierre et bois.
XVe siècle
Guerre de Cent Ans
Guerre de Cent Ans
XVe siècle (≈ 1550)
Destruction partielle, chœur en bois.
1793-1795
Désaffectation révolutionnaire
Désaffectation révolutionnaire
1793-1795 (≈ 1794)
Transformée en écurie, clocher abattu.
1870
Explosion de la poudrière
Explosion de la poudrière
1870 (≈ 1870)
Dégâts majeurs pendant la guerre.
1920
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l’État.
1931
Fin des restaurations
Fin des restaurations
1931 (≈ 1931)
Travaux commencés au XIXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Vaux-sous-Laon : classement par arrêté du 20 février 1920
Personnages clés
| Jean le Baptiste - Saint patron |
Dédicataire de l’église. |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d’orgues |
Auteur de l’orgue installé en 1885. |
| Gabriel Girodon - Peintre |
Auteur du tableau *Jean-Baptiste enfant*. |
| Alexis Clerc - Jésuite et catéchiste |
Fusillé en 1871, commémoré par un vitrail. |
Origine et histoire
L’église de Vaux-sous-Laon, dédiée à Jean le Baptiste, est un monument emblématique situé dans le département de l’Aisne, à Laon. Sa construction actuelle remonte à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, bien que son achèvement se soit prolongé jusqu’au XVe siècle. Des fouilles ont révélé des tombes du VIIe siècle dans son ancien cimetière, attestant d’une occupation très ancienne du site. L’édifice, partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans, a subi des incendies lors des Guerres de religion au XVIe siècle, puis a été désaffectée et transformée en écurie pendant la Révolution française.
Au XIXe siècle, l’église a connu des dégâts majeurs lors de l’explosion de la poudrière en 1870, pendant la guerre franco-prussienne. Les travaux de restauration, entamés à cette époque, ne se sont achevés qu’en 1931. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, les Allemands y ont retenu des prisonniers français et pillé le presbytère. Classée Monument historique en 1920, elle abrite un mobilier remarquable, dont deux anges du XVIIe siècle et un orgue d’Aristide Cavaillé-Coll installé en 1908.
L’église possède une rosace représentant Jésus remettant les clefs de l’Église à saint Pierre, entourée des apôtres, ainsi qu’un vitrail commémorant l’exécution du jésuite Alexis Clerc en 1871. Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux qui ont marqué la région, de l’Antiquité à l’époque contemporaine. Malgré les destructions répétées, elle reste un témoignage architectural et spirituel des Hauts-de-France.
Le mobilier intérieur, bien que majoritairement postérieur au XIXe siècle, inclut des stalles sculptées et un tableau de Gabriel Girodon représentant Jean-Baptiste enfant. L’orgue, bien que nécessitant une restauration, est un exemple typique du travail de Cavaillé-Coll, avec une transmission mécanique et une tuyauterie en étain et bois. L’édifice, propriété de la commune, continue de jouer un rôle dans la mémoire locale et le patrimoine religieux.