Frise chronologique
1265
Premier legs au couvent
Premier legs au couvent
1265 (≈ 1265)
Mention du couvent des Carmes.
1576
Destruction partielle
Destruction partielle
1576 (≈ 1576)
Prise protestante, ruines du cloître.
1622
Restauration catholique
Restauration catholique
1622 (≈ 1622)
Réparations après reprise de Figeac.
1871
Restauration majeure
Restauration majeure
1871 (≈ 1871)
Travaux de l’abbé Lacarrière.
1982
Restauration du couvent
Restauration du couvent
1982 (≈ 1982)
Aménagement de la Cité administrative.
9 février 1993
Classement MH
Classement MH
9 février 1993 (≈ 1993)
Inscription monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 374) : inscription par arrêté du 9 février 1993
Personnages clés
| Abbé Lacarrière - Restaurateur de l'église |
Dirige les travaux en 1871. |
| Saint Thomas Becket - Patron de l'église |
Dédicace initiale au XIIe. |
Origine et histoire
L'église des Carmes de Figeac, aussi appelée église Saint-Thomas-Becket, est un monument emblématique de la ville. Elle fait partie d’un ancien ensemble conventuel de carmélites, mentionné dès 1265 parmi les bénéficiaires de legs d’un coseigneur de Capdenac. L’édifice actuel, de style gothique, a été construit au XIVe siècle, bien que son histoire remonte au XIIe siècle avec une première église dédiée à saint Thomas Becket, transférée en 1295 à l’intérieur des remparts de Figeac.
Au XVIe siècle, l’église subit des dommages majeurs lors des conflits religieux : les protestants, après avoir pris la ville en 1576, ruinent la chapelle, le cloître et la salle capitulaire. Les catholiques, reprenant Figeac en 1622, restaurent les bâtiments de manière sommaire. Après la Révolution, le monastère est abandonné, mais la chapelle devient l’église paroissiale du quartier d’Aujou. En 1871, l’abbé Lacarrière entreprend une restauration complète, modifiant la façade et les voûtes, tout en préservant le chevet médiéval et des éléments comme les enfeus.
L’église, classée monument historique en 1993, conserve des traces de son passé conventuel, notamment le portail de l’ancienne salle capitulaire datant de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. À l’intérieur, un chapiteau roman de l’église Saint-Sauveur sert de bénitier, et douze tableaux des apôtres, référencés dans la base Palissy, enrichissent son patrimoine. Les bâtiments du couvent, restaurés en 1982 lors de l’aménagement de la Cité administrative, complètent cet ensemble historique.
Architecturalement, l’église se compose d’une nef unique voûtée sur croisées d’ogives, avec des chapelles latérales du XIVe siècle. La tour-clocher, intégrée à la chapelle sud, et la grande verrière orientale datent des restaurations du XIXe siècle. Malgré ces transformations, l’édifice reste un témoignage marquant du gothique méridional et de l’histoire religieuse de Figeac, entre conflits, restaurations et adaptations aux besoins paroissiaux.