Fondation initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Première église fondée par les abbés de Saint-Sauveur.
1295
Transfert de l'église
Transfert de l'église 1295 (≈ 1295)
L'église est transférée à l'intérieur des remparts.
1576
Destruction partielle
Destruction partielle 1576 (≈ 1576)
La chapelle, le cloître et la salle capitulaire furent ruinés par les protestants.
1622
Restauration modeste
Restauration modeste 1622 (≈ 1622)
Travaux de restauration après la reprise de la ville par les catholiques.
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
La façade occidentale, la grande verrière orientale et les voûtes furent refaites.
1982
Restauration du couvent
Restauration du couvent 1982 (≈ 1982)
Les bâtiments du couvent ont été restaurés lors de l'aménagement de la Cité administrative.
9 février 1993
Inscription historique
Inscription historique 9 février 1993 (≈ 1993)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 374) : inscription par arrêté du 9 février 1993
Personnages clés
Abbés de Saint-Sauveur
Fondateurs de la première église au XIIe siècle.
Abbé Lacarrière
Responsable de la restauration importante en 1871.
Origine et histoire de l'Église des Carmes
L'église des Carmes, ou église Saint-Thomas-Becket, se situe à Figeac (Lot, Midi-Pyrénées) et constitue la plus petite église de la commune. La première église du barri d'Aujou fut fondée au XIIe siècle par les abbés de Saint-Sauveur pour desservir ce quartier ; elle était dédiée à saint Thomas Becket, assassiné en 1170. Initialement située à l'extrémité du barri, elle fut transférée en 1295 à l'intérieur des remparts, sur le territoire de la paroisse de Notre-Dame-du-Puy, donnant naissance au quartier Saint-Thomas ; cette église disparut à la Révolution. L'église actuelle faisait partie d'un ensemble conventuel de carmélites attesté au XIIIe siècle, le couvent des Carmes étant mentionné en 1265 parmi les bénéficiaires de legs. Après la prise de la ville par les protestants en 1576, la chapelle, le cloître et la salle capitulaire furent ruinés ; des travaux modestes de restauration eurent lieu après la reprise de la ville par les catholiques en 1622. Le monastère fut ensuite abandonné à la Révolution, à l'exception de la chapelle devenue église paroissiale du barri d'Aujou. En 1871, l'abbé Lacarrière entreprit une restauration importante : le chevet a conservé son aspect médiéval et il subsiste des vestiges d'enfeus, tandis que la façade occidentale, la grande verrière orientale et les voûtes furent refaites au XIXe siècle. Un chapiteau roman provenant de l'église de Saint-Sauveur sert de bénitier. Les bâtiments du couvent ont été restaurés en 1982 lors de l'aménagement de la Cité administrative ; le portail de l'ancienne salle capitulaire, daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, constitue l'élément le plus remarquable. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 9 février 1993 et douze tableaux des apôtres y sont référencés dans la base Palissy. D'un point de vue architectural, l'église, d'origine gothique, a été fortement remaniée à la fin du XIXe siècle : elle se compose d'une large nef dont les voûtes sur croisées d'ogive, à liernes et tiercerons, retombent sur des piles fasciculées ; ces voûtes, ainsi que la façade ouest et la grande verrière orientale, ont été refaites au XIXe siècle. La travée occidentale est flanquée au nord et au sud de deux chapelles latérales voûtées sur croisées d'ogive datant du XIVe siècle, la chapelle sud étant jouxtée à l'est par la tour qui sert de clocher. L'église conserve au sud l'emplacement de l'ancien cloître du couvent.