Église des Carmes de Figeac dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise gothique

Église des Carmes de Figeac

  • Place du 12-Mai
  • 46100 Figeac
Église des Carmes de Figeac
Église des Carmes de Figeac
Église des Carmes de Figeac
Église des Carmes de Figeac
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Église des Carmes de Figeac
Église des Carmes de Figeac
Église des Carmes de Figeac
Crédit photo : Dr Brains - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation initiale
1295
Transfert de l'église
1576
Destruction partielle
1622
Restauration modeste
XIXe siècle
Restauration majeure
1982
Restauration du couvent
9 février 1993
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AD 374) : inscription par arrêté du 9 février 1993

Personnages clés

Abbés de Saint-Sauveur Fondateurs de la première église au XIIe siècle.
Abbé Lacarrière Responsable de la restauration importante en 1871.

Origine et histoire de l'Église des Carmes

L'église des Carmes, ou église Saint-Thomas-Becket, se situe à Figeac (Lot, Midi-Pyrénées) et constitue la plus petite église de la commune. La première église du barri d'Aujou fut fondée au XIIe siècle par les abbés de Saint-Sauveur pour desservir ce quartier ; elle était dédiée à saint Thomas Becket, assassiné en 1170. Initialement située à l'extrémité du barri, elle fut transférée en 1295 à l'intérieur des remparts, sur le territoire de la paroisse de Notre-Dame-du-Puy, donnant naissance au quartier Saint-Thomas ; cette église disparut à la Révolution. L'église actuelle faisait partie d'un ensemble conventuel de carmélites attesté au XIIIe siècle, le couvent des Carmes étant mentionné en 1265 parmi les bénéficiaires de legs. Après la prise de la ville par les protestants en 1576, la chapelle, le cloître et la salle capitulaire furent ruinés ; des travaux modestes de restauration eurent lieu après la reprise de la ville par les catholiques en 1622. Le monastère fut ensuite abandonné à la Révolution, à l'exception de la chapelle devenue église paroissiale du barri d'Aujou. En 1871, l'abbé Lacarrière entreprit une restauration importante : le chevet a conservé son aspect médiéval et il subsiste des vestiges d'enfeus, tandis que la façade occidentale, la grande verrière orientale et les voûtes furent refaites au XIXe siècle. Un chapiteau roman provenant de l'église de Saint-Sauveur sert de bénitier. Les bâtiments du couvent ont été restaurés en 1982 lors de l'aménagement de la Cité administrative ; le portail de l'ancienne salle capitulaire, daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, constitue l'élément le plus remarquable. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 9 février 1993 et douze tableaux des apôtres y sont référencés dans la base Palissy. D'un point de vue architectural, l'église, d'origine gothique, a été fortement remaniée à la fin du XIXe siècle : elle se compose d'une large nef dont les voûtes sur croisées d'ogive, à liernes et tiercerons, retombent sur des piles fasciculées ; ces voûtes, ainsi que la façade ouest et la grande verrière orientale, ont été refaites au XIXe siècle. La travée occidentale est flanquée au nord et au sud de deux chapelles latérales voûtées sur croisées d'ogive datant du XIVe siècle, la chapelle sud étant jouxtée à l'est par la tour qui sert de clocher. L'église conserve au sud l'emplacement de l'ancien cloître du couvent.

Liens externes