Frise chronologique
fin XIIIe siècle
Installation des Carmes
Installation des Carmes
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Fondation du premier monastère au Perrot.
1556
Destruction du monastère
Destruction du monastère
1556 (≈ 1556)
Rasé pour une citadelle, ordre royal.
1628
Retour des Carmes
Retour des Carmes
1628 (≈ 1628)
Réinstallation après les guerres de Religion.
1645-1665
Reconstruction du couvent
Reconstruction du couvent
1645-1665 (≈ 1655)
Nouveaux bâtiments érigés par les Carmes.
1676-1677
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1676-1677 (≈ 1677)
Ajout à l’ensemble conventuel.
1791
Devenu bien national
Devenu bien national
1791 (≈ 1791)
Confisqué pendant la Révolution.
1808
Transformé en douane
Transformé en douane
1808 (≈ 1808)
Première réaffectation civile.
1841
Devenu marché au poisson
Devenu marché au poisson
1841 (≈ 1841)
Occupation progressive du site.
1896
Reconstruction par Corbineau
Reconstruction par Corbineau
1896 (≈ 1896)
Conservation partielle de la façade.
1925
Classement monument historique
Classement monument historique
1925 (≈ 1925)
Protection de la façade sur rue.
1980
Ouverture de La Coursive
Ouverture de La Coursive
1980 (≈ 1980)
Devenu maison de la culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la rue : inscription par arrêté du 23 février 1925
Personnages clés
| Corbineau - Architecte |
Reconstruit le marché en 1896. |
| Jean-Pierre Boutet - Architecte (1980) |
Aménage La Coursive dans l’ancien couvent. |
Origine et histoire
L’ordre des Carmes s’installe à La Rochelle à la fin du XIIIe siècle et y fonde un monastère dans le quartier du Perrot. En 1556, ce premier édifice est rasé sur ordre royal pour laisser place à une citadelle. Les religieux se réfugient alors à l’hôpital Saint-Julien, avant de quitter la ville pendant les guerres de Religion. Ils ne reviennent qu’en 1628, retrouvant leurs anciennes possessions réduites à une place vide.
Entre 1645 et 1665, les Carmes reconstruisent leur couvent, puis ajoutent une chapelle en 1676-1677. L’ensemble devient un bien national en 1791 après la Révolution. Transformé en entrepôt de douane dès 1808, puis en marché au poisson à partir de 1841, le site subit une reconstruction majeure en 1896 par l’architecte Corbineau. Seuls la façade de la chapelle et les arcades du cloître sont préservées.
Les pierres sculptées de la chapelle sont aujourd’hui exposées au musée d’Orbigny-Bernon, tandis que des monuments funéraires se trouvent à la bibliothèque municipale. Depuis 1980, les bâtiments abritent La Coursive, une maison de la culture. La façade, classée monument historique en 1925, reste le dernier témoignage visible de ce patrimoine religieux.
Le couvent illustre les bouleversements de La Rochelle, marquée par les conflits religieux, les transformations urbaines et la réaffectation des édifices cultuels. Son histoire reflète aussi l’adaptation des espaces monastiques aux besoins civils, depuis les douanes jusqu’à la culture.