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Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin au Pont-de-Beauvoisin en Savoie

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin

    23-27 Rue de l'Hôtel de ville
    73330 Le Pont-de-Beauvoisin
Propriété de la commune
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin
Crédit photo : Patrice78500 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1419
Début des travaux
1454
Incendie du couvent
1497
Reconstruction du portail
1506
Destruction de l'église
1565
Pillage du couvent
1803
Devenue paroissiale
1844
Décoration intérieure
1992
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 533) : classement par arrêté du 16 octobre 1992

Personnages clés

Jacques de Clermont - Seigneur local et bienfaiteur Finança la reconstruction avec Anne de Varax.
Anne de Varax - Épouse de Jacques de Clermont Contribua au redémarrage du culte.
Guillaume Oysellet - Prieur de Saint-Béron Finança le portail en 1497.
Emmanuel Crétet - Ministre de Napoléon, natif local Protégea l'édifice avec son frère.
Alonzo et Giuseppe Antonio Avondo - Décorateurs piémontais Auteurs des fresques de 1844.

Origine et histoire

L’église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin, initialement couvent pour une communauté venue d’Aix-en-Provence en 1419, fut marquée par des conflits régionaux et religieux. Incendiée en 1454 puis reconstruite grâce à Jacques de Clermont et Anne de Varax, elle subit pillages (1565) et destructions répétées. Les donateurs, comme Guillaume Oysellet (portail de 1497), financèrent sa restauration progressive aux XVIe et XVIIe siècles.

Devenue église paroissiale sous le nom Notre-Dame de l’Assomption en 1803 après le concordat, elle fut remaniée avec un clocher et ornée en 1844 de 2 800 m2 de fresques par les frères Avondo (copies de Gaudenzio Ferrari) et de vitraux bibliques. Emmanuel Crétet, ministre de Napoléon et natif de la ville, protégea l’édifice avec son frère Henry, maire. La salle capitulaire sert aujourd’hui de salle municipale.

Son architecture, typique des ordres mendiants (nef à collatéral unique), abrite des curiosités comme une pierre tombale à pistolets (Jean Louis) ou une source aménagée sous le chœur, lieu de pèlerinage jusqu’à la Première Guerre mondiale. Classée Monument Historique en 1992, elle conserve aussi 45 pierres tumulaires et des portraits de bienfaiteurs, dont les Clermont.

Les fresques (classées en 1987) et les vitraux du XIXe siècle, comme L’Assomption de la Vierge ou Saint Simon Stock, illustrent sa transformation en lieu de culte paroissial. Les conflits historiques (guerres Dauphiné-Savoie, Révolution) et la faible communauté religieuse (8 à 15 moines) marquèrent son évolution, jusqu’à son abandon après le massacre des Carmes de Paris (1792).

Liens externes