Frise chronologique
1419
Début des travaux
Début des travaux
1419 (≈ 1419)
Construction du couvent pour les Carmes.
1454
Incendie du couvent
Incendie du couvent
1454 (≈ 1454)
Première destruction par un incendie.
1497
Reconstruction du portail
Reconstruction du portail
1497 (≈ 1497)
Financement par Guillaume Oysellet, prieur.
1506
Destruction de l'église
Destruction de l'église
1506 (≈ 1506)
Conséquence des conflits religieux.
1565
Pillage du couvent
Pillage du couvent
1565 (≈ 1565)
Massacre des religieux par le baron.
1803
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
1803 (≈ 1803)
Nom officielle : Notre-Dame de l’Assomption.
1844
Décoration intérieure
Décoration intérieure
1844 (≈ 1844)
Fresques et vitraux par les frères Avondo.
1992
Classement monument historique
Classement monument historique
1992 (≈ 1992)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 533) : classement par arrêté du 16 octobre 1992
Personnages clés
| Jacques de Clermont - Seigneur local et bienfaiteur |
Finança la reconstruction avec Anne de Varax. |
| Anne de Varax - Épouse de Jacques de Clermont |
Contribua au redémarrage du culte. |
| Guillaume Oysellet - Prieur de Saint-Béron |
Finança le portail en 1497. |
| Emmanuel Crétet - Ministre de Napoléon, natif local |
Protégea l'édifice avec son frère. |
| Alonzo et Giuseppe Antonio Avondo - Décorateurs piémontais |
Auteurs des fresques de 1844. |
Origine et histoire
L’église des Carmes du Pont-de-Beauvoisin, initialement couvent pour une communauté venue d’Aix-en-Provence en 1419, fut marquée par des conflits régionaux et religieux. Incendiée en 1454 puis reconstruite grâce à Jacques de Clermont et Anne de Varax, elle subit pillages (1565) et destructions répétées. Les donateurs, comme Guillaume Oysellet (portail de 1497), financèrent sa restauration progressive aux XVIe et XVIIe siècles.
Devenue église paroissiale sous le nom Notre-Dame de l’Assomption en 1803 après le concordat, elle fut remaniée avec un clocher et ornée en 1844 de 2 800 m2 de fresques par les frères Avondo (copies de Gaudenzio Ferrari) et de vitraux bibliques. Emmanuel Crétet, ministre de Napoléon et natif de la ville, protégea l’édifice avec son frère Henry, maire. La salle capitulaire sert aujourd’hui de salle municipale.
Son architecture, typique des ordres mendiants (nef à collatéral unique), abrite des curiosités comme une pierre tombale à pistolets (Jean Louis) ou une source aménagée sous le chœur, lieu de pèlerinage jusqu’à la Première Guerre mondiale. Classée Monument Historique en 1992, elle conserve aussi 45 pierres tumulaires et des portraits de bienfaiteurs, dont les Clermont.
Les fresques (classées en 1987) et les vitraux du XIXe siècle, comme L’Assomption de la Vierge ou Saint Simon Stock, illustrent sa transformation en lieu de culte paroissial. Les conflits historiques (guerres Dauphiné-Savoie, Révolution) et la faible communauté religieuse (8 à 15 moines) marquèrent son évolution, jusqu’à son abandon après le massacre des Carmes de Paris (1792).