Fondation du couvent 1288 (≈ 1288)
Le couvent des Dominicains est fondé et la nef et le chœur sont construits.
1300
Construction des collatéraux
Construction des collatéraux 1300 (≈ 1300)
Les collatéraux de l'église sont ajoutés vers cette date.
1547
Abandon du couvent
Abandon du couvent 1547 (≈ 1547)
Les religieux abandonnent le couvent lors de la Réforme.
1553-1557
Transformation en hôpital
Transformation en hôpital 1553-1557 (≈ 1555)
Le couvent est transformé en hôpital par la ville.
1914
Restauration et usage militaire
Restauration et usage militaire 1914 (≈ 1914)
L'église est restaurée et utilisée comme hôpital militaire auxiliaire.
1979-1981
Restauration et aménagement culturel
Restauration et aménagement culturel 1979-1981 (≈ 1980)
L'église est restaurée et aménagée en relais culturel, puis inaugurée en 1981.
1982
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1982 (≈ 1982)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise des Dominicains (ancienne) (cad. A 687) : inscription par arrêté du 21 septembre 1982
Personnages clés
Eugène Steiner
Architecte ayant étudié et documenté l'église des Dominicains.
Maechel
Architecte ayant conçu la construction moderne lors de la restauration de 1979.
Origine et histoire de l'Église des Dominicains
L'ancienne église des Dominicains se situe rue des Dominicains à Wissembourg, dans le Bas-Rhin. Le couvent des Dominicains aurait été fondé en 1288 et l'église construite vers la fin du XIIIe siècle. Selon l'architecte Eugène Steiner, la nef et le chœur datent de 1288, tandis que les collatéraux remontent à environ 1300. Abandonné par les religieux lors de la Réforme en 1547, le couvent fut acquis par la ville et transformé en hôpital ; une inscription aujourd'hui disparue indique que les travaux de transformation se déroulèrent de 1553 à 1557. L'église, utilisée d'abord comme magasin de vivres et de fourrage, puis après 1750 par l'armée, fut divisée en trois niveaux et pouvait contenir 6 000 sacs de grains. Après divers usages militaires, elle fut restaurée en 1914 et employée comme hôpital militaire auxiliaire. De 1922 à 1972, le bâtiment abrita la fabrique de meubles Schimpf. À partir de 1979, il fit l'objet d'une restauration et d'un aménagement en relais culturel, complété par une construction moderne conçue par l'architecte Maechel, puis inauguré dans sa nouvelle fonction en 1981. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1982. De l'ensemble conventuel il ne subsiste rien ; une partie des bâtiments ruinés fut démolie en 1775, et l'hôpital transféré en 1875 à l'hôtel Stanislas entraîna la destruction des constructions restantes, remplacées par l'école des garçons catholiques. Sur le plan architectural, la nef et le chœur étaient séparés par un jubé et le toit était couronné, à la limite du chœur et de la nef, par un lanternon. Dans l'abside se trouvait, côté droit, une piscine liturgique, et, côté gauche, une armoire eucharistique dont la partie sculptée subsiste et est déposée dans le bâtiment. Des peintures murales, découvertes en 1907 lors de la destruction du collatéral sud, furent relevées par Steiner mais n'existent plus ; elles représentaient notamment une Crucifixion, un saint Christophe portant l'Enfant, un autodafé de livres et des scènes d'enseignement par des frères prêcheurs.