Église des Dominicains de Wissembourg dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église des Dominicains de Wissembourg

  • Rue des Dominicains
  • 67160 Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Église des Dominicains de Wissembourg
Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1288
Fondation du couvent
1300
Construction des collatéraux
1547
Abandon du couvent
1553-1557
Transformation en hôpital
1914
Restauration et usage militaire
1979-1981
Restauration et aménagement culturel
1982
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise des Dominicains (ancienne) (cad. A 687) : inscription par arrêté du 21 septembre 1982

Personnages clés

Eugène Steiner Architecte ayant étudié et documenté l'église des Dominicains.
Maechel Architecte ayant conçu la construction moderne lors de la restauration de 1979.

Origine et histoire de l'Église des Dominicains

L'ancienne église des Dominicains se situe rue des Dominicains à Wissembourg, dans le Bas-Rhin. Le couvent des Dominicains aurait été fondé en 1288 et l'église construite vers la fin du XIIIe siècle. Selon l'architecte Eugène Steiner, la nef et le chœur datent de 1288, tandis que les collatéraux remontent à environ 1300. Abandonné par les religieux lors de la Réforme en 1547, le couvent fut acquis par la ville et transformé en hôpital ; une inscription aujourd'hui disparue indique que les travaux de transformation se déroulèrent de 1553 à 1557. L'église, utilisée d'abord comme magasin de vivres et de fourrage, puis après 1750 par l'armée, fut divisée en trois niveaux et pouvait contenir 6 000 sacs de grains. Après divers usages militaires, elle fut restaurée en 1914 et employée comme hôpital militaire auxiliaire. De 1922 à 1972, le bâtiment abrita la fabrique de meubles Schimpf. À partir de 1979, il fit l'objet d'une restauration et d'un aménagement en relais culturel, complété par une construction moderne conçue par l'architecte Maechel, puis inauguré dans sa nouvelle fonction en 1981. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1982. De l'ensemble conventuel il ne subsiste rien ; une partie des bâtiments ruinés fut démolie en 1775, et l'hôpital transféré en 1875 à l'hôtel Stanislas entraîna la destruction des constructions restantes, remplacées par l'école des garçons catholiques. Sur le plan architectural, la nef et le chœur étaient séparés par un jubé et le toit était couronné, à la limite du chœur et de la nef, par un lanternon. Dans l'abside se trouvait, côté droit, une piscine liturgique, et, côté gauche, une armoire eucharistique dont la partie sculptée subsiste et est déposée dans le bâtiment. Des peintures murales, découvertes en 1907 lors de la destruction du collatéral sud, furent relevées par Steiner mais n'existent plus ; elles représentaient notamment une Crucifixion, un saint Christophe portant l'Enfant, un autodafé de livres et des scènes d'enseignement par des frères prêcheurs.

Liens externes