Construction de l'église fin XIVe siècle - 1415 (≈ 1495)
Dirigée par Pierre Perrat, achevée en 1415.
seconde moitié XVe siècle
Remaniement de l'édifice
Remaniement de l'édifice seconde moitié XVe siècle (≈ 1575)
Modifications architecturales majeures.
1818
Destruction partielle
Destruction partielle 1818 (≈ 1818)
Démolition laissant des ruines.
1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1929 (≈ 1929)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise des Grands Carmes (ruines de l'ancienne) : classement par arrêté du 28 octobre 1929
Personnages clés
Pierre Perrat - Architecte et maître d'œuvre
Concepteur de l’église, mort en 1400.
Alexandre Lenoir - Conservateur du patrimoine
Sauvegarde des éléments avant 1818.
Origine et histoire de l'Église des Grands-Carmes
L’église des Grands-Carmes de Metz, construite à la fin du XIVe siècle et achevée en 1415, est l’œuvre de l’architecte Pierre Perrat, également maître d’œuvre de la cathédrale de Metz. Ce dernier, décédé en 1400, a supervisé les débuts de sa construction. L’édifice, remanié au cours de la seconde moitié du XVe siècle, a subi des destructions majeures, notamment pendant la Révolution française. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines pittoresques, dont une travée visible dans le quartier de l’Ancienne Ville, rue Marchant.
Avant sa destruction partielle en 1818, certains éléments architecturaux remarquables de l’église ont été sauvés par Alexandre Lenoir. Celui-ci a réutilisé des parties de la structure pour construire la chapelle du château de Mont-l'Évêque, où elles sont encore visibles. Un fragment de la flèche du clocher a quant à lui été intégré au monument funéraire d’Héloïse et Abélard, situé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Ces récupérations témoignent de l’importance patrimoniale de l’édifice, malgré sa disparition presque totale.
Classée au titre des monuments historiques depuis 1929, l’église des Grands-Carmes illustre l’héritage médiéval de Metz. Son histoire est documentée par plusieurs sources, dont les travaux d’Ernest de Bouteiller (1860) et d’Eugène Voltz (1973), qui soulignent son rôle dans l’architecture religieuse lorraine. Les ruines actuelles, bien que fragmentaires, rappellent son passé glorieux et son intégration dans le paysage urbain messin, marqué par des siècles d’histoire catholique et architecturale.
La propriété de l’édifice revient aujourd’hui à la commune de Metz. Son classement en 1929 a permis de préserver les vestiges restants, offrant un témoignage matériel de l’art gothique local. Les études archéologiques et historiques, comme celles menées par Amédée Boinet (1920) ou Gérald Collot (1989), continuent d’éclairer son évolution, depuis sa construction jusqu’à sa destruction partielle et sa postérité à travers les réutilisations de ses éléments.