Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes en Haute-Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes

  • Route de Dijon
  • 52200 Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Église des Trois-Jumeaux de Saints-Geosmes
Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1800
1900
2000
Ve siècle
Oratoire initial
VIIIe siècle
Basilique primitive
XIe siècle
Construction de la crypte
XIIe siècle
Construction de l'église
7 septembre 1892
Classement de la crypte
Fin du XVIIIe siècle
Rénovation majeure
9 juillet 1909
Classement de l'édifice
Années 1980
Fouilles de la crypte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Crypte : classement par arrêté du 7 septembre 1892 - Reste de l'église : classement par arrêté du 9 juillet 1909

Origine et histoire de l'Église des Trois-Jumeaux

L'Église des Trois-Jumeaux se situe à Saints-Geosmes (Haute-Marne), à quatre kilomètres au sud de Langres ; elle dépend de la paroisse Saint Didier de Langres. La crypte est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 7 septembre 1892, et le reste de l'édifice par arrêté du 9 juillet 1909. L'église actuelle a été construite au XIIe siècle pour remplacer des édifices antérieurs, notamment un oratoire du Ve siècle et une basilique du VIIIe siècle. Selon la tradition, elle devait recevoir les reliques de trois martyrs, les saints Jumeaux, venus de Cappadoce au Ve siècle. L'édifice a été remanié à la fin du XVIIIe siècle, avec la construction d'une nouvelle tour-clocher et d'une nouvelle façade. Une abbaye, dont le site de l'église fait partie, est attestée vers 830 ; transformée en prieuré, cette communauté monastique a perduré jusqu'au XVIIIe siècle. La crypte fut partiellement obstruée, probablement pendant la Révolution, ne laissant que trois travées visibles ; elle a été fouillée au XIXe siècle et entièrement dégagée dans les années 1980. La crypte, telle qu'on la voit aujourd'hui, remonterait au XIe siècle, mais certains éléments suggèrent une origine plus ancienne, peut-être dès le VIe siècle. Elle servait d'inhumation — on y a découvert des sarcophages en pierre et un en plomb — et de lieu de vénération des reliques. Orientée est-ouest, la crypte mesure 12 mètres sur 6 et se compose de trois nefs voûtées d'arêtes, autrefois soutenues par 38 colonnes dont 27 subsistent ; ces colonnes, disposées en quatre rangées dont deux sont accolées aux murs latéraux, portent des chapiteaux à décor de feuilles épannelées attribués au XIe siècle. La crypte est délaissée vers le XIIe siècle, date de la construction de l'église actuelle. L'église proprement dite, de plan en croix latine, comporte une nef unique de quatre travées voûtées d'ogives et une abside polygonale à sept côtés voûtée en croisée d'ogive, chaque côté ouvrant sur une fenêtre géminée. Le mobilier comprend des dalles funéraires des anciens prieurs, le maître-autel et son retable de 1851, un reliquaire du XIIIe siècle classé en 1901, une piscine baptismale du XIIIe siècle classée en 1909, ainsi que plusieurs statues : une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle classée en 1901, une sainte Madeleine du XVIe siècle classée en 1942, une statue de saint Antoine, une autre Vierge à l'Enfant, un Christ aux liens et un ensemble de trois statuettes représentant les saints Jumeaux (XVIe–XVIIe siècles) classées en 1961.

Liens externes