Frise chronologique
1508
Construction initiale
Construction initiale
1508 (≈ 1508)
Édification par Pierre Dard et Perrot
1835
Construction de l’orgue
Construction de l’orgue
1835 (≈ 1835)
Œuvre de Joseph Callinet
24 juin 1964
Classement du mobilier
Classement du mobilier
24 juin 1964 (≈ 1964)
Statues et retables protégés
18 décembre 1969
Classement MH
Classement MH
18 décembre 1969 (≈ 1969)
Protection de l’église (hors clocher)
31 juillet 1973
Classement de l’orgue
Classement de l’orgue
31 juillet 1973 (≈ 1973)
Protection de la partie instrumentale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du Bizot (à l'exclusion du clocher moderne) (cad. A 154) : classement par arrêté du 18 décembre 1969
Personnages clés
| Pierre Dard - Architecte |
Concepteur des plans initiaux (1508) |
| Perrot - Maître-maçon |
Co-responsable de la construction |
| Joseph Callinet - Facteur d’orgue |
Créateur de l’orgue en 1835 |
| Henri Didier - Facteur d’orgue |
Modification de l’orgue en 1912 |
| Bassignot - Architecte |
Reconstruction partielle en 1733 |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges du Bizot, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines au 1er quart du XVIe siècle. Sa construction initiale en 1508 est attribuée aux plans de l’architecte Pierre Dard et du maître-maçon Perrot, bien que l’édifice ait subi un incendie au XVe siècle (avant sa reconstruction partielle en 1733 par l’architecte Bassignot). Ce monument se distingue par son style gothique flamboyant, avec trois nefs de six travées et une toiture unique en laves (460 tonnes), soutenue par une charpente de 100 m3 de sapin, refaite au XXe siècle.
Classée monument historique le 18 décembre 1969 (à l’exclusion du clocher moderne), l’église abrite un mobilier remarquable, dont des statues des XVIe et XVIIe siècles et des tableaux (comme La Pietà ou Saint-Augustin), protégés depuis le 24 juin 1964. Son orgue de tribune, construit en 1835 par Joseph Callinet et modifié en 1912, est également classé depuis 1973. L’édifice, propriété de la commune, dépend de la paroisse du plateau du Russey, rattachée au diocèse de Besançon.
L’architecture de l’église reflète les techniques et l’esthétique de la Renaissance naissante en Franche-Comté, tandis que son mobilier illustre l’évolution des pratiques religieuses entre Moyen Âge et époque moderne. La protection de ses éléments (retables, statues, orgue) souligne son importance patrimoniale, tant pour l’histoire locale que pour l’art sacré régional. La toiture en laves, rare dans la région, témoigne par ailleurs des ressources géologiques exploitées historiquement pour la construction.
Bien que reconstruite partiellement au XVIIIe siècle, la structure d’origine (nefs, travées) conserve des traces des plans initiaux de Dard et Perrot. L’incendie antérieur au XVIe siècle, mentionné dans les sources, reste cependant mal documenté : aucune date précise ni cause n’est spécifiée. Le classement de 1969 exclut délibérément le clocher, jugé trop récent pour relever de la protection patrimoniale.
Aujourd’hui, l’église Saint-Georges reste un lieu de culte actif, intégré à un réseau paroissial plus large, tout en attirant les amateurs d’art et d’histoire pour son architecture hybride (gothique/renaissance) et son mobilier classé. Sa localisation au 3 A Rue de l’Église, au Bizot, en fait un point d’intérêt majeur du patrimoine du Doubs.