Début des origines 906 (≈ 906)
L'église dépend du monastère bénédictin de Joucou.
961
Première attestation
Première attestation 961 (≈ 961)
L'abbaye de Saint-Paul est mentionnée pour la première fois.
1000
Don à Cuxa
Don à Cuxa 1000 (≈ 1000)
L'abbaye est donnée à l'abbaye de Cuxa.
1317
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre 1317 (≈ 1317)
Le pape Jean XXII érige l'église en collégiale et fonde le chapitre.
XIVe siècle
Construction gothique
Construction gothique XIVe siècle (≈ 1450)
Un nouvel édifice est construit dans le style gothique méridional.
XVIIe siècle
Ajout de gypseries
Ajout de gypseries XVIIe siècle (≈ 1750)
Un riche décor de gypseries est appliqué, actualisant la structure gothique.
1989
Classement historique
Classement historique 1989 (≈ 1989)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du chapître, y compris son décor de gypseries (cad. B 302) : classement par arrêté du 25 septembre 1989
Personnages clés
Jean XXII
Pape ayant érigé l'église en collégiale et fondé le chapitre en 1317.
Origine et histoire de l'Église du chapître de Saint-Paul
L'église du chapitre de Saint‑Paul‑de‑Fenouillet, située dans les Pyrénées‑Orientales (Occitanie), est une ancienne église de style gothique méridional. Dépendant en 906 du monastère bénédictin de Joucou, le site figure parmi les établissements religieux anciens de la région et l'abbaye de Saint‑Paul est attestée au moins depuis 961. Elle est donnée à l'abbaye de Cuxa en 1000 et, en 1017, elle est évoquée dans le cadre du projet d'établissement d'un évêché à Besalú. Érigée en collégiale par le pape Jean XXII, le chapitre est fondé en 1317 et un nouvel édifice est construit au XIVe siècle. L'édifice, de type gothique méridional, se compose d'une nef unique bordée de chapelles latérales et d'un chœur à abside pentagonale. Deux chapelles s'ouvraient autrefois sur la travée de chœur et l'abside était initialement éclairée par quatre baies à remplage flamboyant. Au XVIIe siècle, un riche décor de gypseries a été appliqué sur les nervures des voûtains, l'arc triomphal, la naissance de la voûte en plein cintre et sur le soubassement, soulignant la structure gothique tout en l'actualisant. Un médaillon placé dans l'axe du chœur, encadré par deux anges traités en cariatides, devait porter l'image de Dieu le Père ; cette image a probablement été détruite pendant la Révolution. Ce médaillon surmontait autrefois un retable baroque dont seuls deux fragments de colonnes torses subsistent. Vendue comme bien national à la Révolution, la propriété du chapitre a été morcelée et les cours et le cloître ont été convertis en jardins ou rebâtis ; l'église est désormais propriété de la commune. Au XIXe siècle, un mur a séparé la nef du chœur et certains volumes, notamment les chapelles latérales, ont été transformés pour le logement. Une corniche d'inspiration ionique couronne les murs gouttereaux tandis que le chevet, surélevé au‑dessus de la toiture du chœur, prend la forme d'une tour heptagonale aménagée en terrasse supportant le clocher. À l'est, un renforcement rectangulaire porte une horloge et le clocher est rythmé par des piliers à refends encadrant de larges baies campanaires. Chaque angle de la terrasse est marqué par une pyramide de pierre supportant une boule, et chaque pilier du clocher est lui aussi surmonté d'une boule ; l'ensemble est couronné par une coupole ajourée d'oculi ovales. Classée au titre des monuments historiques depuis le 25 septembre 1989, l'église a été touchée par le séisme de février 1996, des fissures étant encore visibles. Le bâtiment abrite aujourd'hui un musée consacré aux arts, aux traditions populaires, à l'archéologie, à la numismatique et aux minéraux.