Frise chronologique
vers 1580
Déplacement de l'église
Déplacement de l'église
vers 1580 (≈ 1580)
Transférée dans une maison intra-muros.
1666
Réparations insatisfaisantes
Réparations insatisfaisantes
1666 (≈ 1666)
Travaux sur l'église provisoire.
1689
Reconstruction par Marie de Majance
Reconstruction par Marie de Majance
1689 (≈ 1689)
Édifice à trois nefs terminé.
9 avril 1690
Consécration par Jules Mascaron
Consécration par Jules Mascaron
9 avril 1690 (≈ 1690)
Bénédiction de la nouvelle église.
1880
Voûtement en brique
Voûtement en brique
1880 (≈ 1880)
Remplacement des lambris peints.
1935-1936
Décors de Giovanni Masutti
Décors de Giovanni Masutti
1935-1936 (≈ 1936)
Fresques et faux-marbres ajoutés.
26 novembre 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
26 novembre 1998 (≈ 1998)
Protection de l'église et du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité et l'ancienne porte de ville qui lui est attenante et sert de clocher (cad. H 372) : inscription par arrêté du 26 novembre 1998
Personnages clés
| Marie de Majance - Mécène et commanditaire |
Finança la reconstruction en 1689. |
| Jean de Mosnier - Baron de Seyches |
Époux de Marie de Majance. |
| Jules Mascaron - Évêque d'Agen |
Consacra l'église en 1690. |
| Janus Frégose - Évêque d'Agen (XVIe s.) |
Autorisa le déplacement en 1580. |
| Giovanni Masutti - Peintre italien |
Auteur des décors de 1935-1936. |
Origine et histoire
L'église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches, initialement située hors des murs de la ville, fut détruite au début des guerres de religion. Face à la forte présence protestante locale, elle fut déplacée vers 1580 dans une maison de la ville, avec l'autorisation de l'évêque d'Agen Janus Frégose. Malgré des réparations en 1666 jugées insatisfaisantes, l'édifice resta précaire jusqu'à sa reconstruction complète.
En 1689, Marie de Majance, veuve du baron Jean de Mosnier, finança la reconstruction de l'église sur un plan à trois nefs avec un chœur à chevet plat. L'édifice fut consacré le 9 avril 1690 par l'évêque Jules Mascaron. Le bâtiment abritait alors un plafond lambrissé peint, décrit dans un rapport épiscopal de 1689, aujourd'hui disparu.
Au XIXe siècle (1880), l'église fut voûtée en brique, remplaçant les lambris originaux par des croisées d'ogives supportées par des culots. Cette transformation effaça une partie du décor liturgique initial, ne laissant subsister qu'un tableau de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, inscrit à l'Inventaire en 1975. Une particularité architecturale réside dans l'absence de clocher traditionnel : une ancienne porte de ville attenante fut convertie pour cet usage.
Dans les années 1930, l'église fit l'objet d'une campagne décorative majeure. Le peintre italien Giovanni Masutti réalisa en 1935-1936 des faux-marbres, draperies et une fresque représentant la Décollation de Saint-Jean-Baptiste dans le chœur. Parallèlement, les vitraux des collatéraux furent créés par l'atelier Thomas de Valence. L'édifice fut finalement inscrit aux Monuments Historiques le 26 novembre 1998, incluant l'église et son clocher atypique.