Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise de style classique

Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches

  • Rue Pierre Garry
  • 47350 Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste de Seyches
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1580
Repli paroissial
1666
Réparations infructueuses
1689
Reconstruction achevée
1690
Consécration de l'église
1880
Voûtement de l'église
1935-1936
Décoration intérieure
1998
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité et l'ancienne porte de ville qui lui est attenante et sert de clocher (cad. H 372) : inscription par arrêté du 26 novembre 1998

Personnages clés

Marie de Majance Veuve ayant financé la reconstruction de l'église à la fin du XVIIe siècle.
Janus Frégose Évêque d'Agen, autorisé le transfert de l'église
Jules Mascaron Évêque ayant consacré l'église en 1690.
Carlo Masutti Peintre ayant réalisé les décors intérieurs dans les années 1930.

Origine et histoire de l'Église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste

L'église du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste, située à Seyches (Lot-et-Garonne), a été reconstruite à la fin du XVIIe siècle sur un plan à trois nefs avec chœur à chevet plat. L'édifice précédent, situé hors les murs, fut ruiné au début des guerres de religion; la communauté paroissiale, alors nombreuse et en partie protestante, dut se replier dans une maison de la ville vers 1580 sur autorisation de l'évêque d'Agen Janus Frégose. Des réparations furent entreprises en 1666, mais sans résultat satisfaisant, et Marie de Majance, veuve de Jean de Mosnier, prit à son compte la reconstruction achevée en 1689 et consacrée par l'évêque Jules Mascaron le 9 avril 1690. En 1880, on voûta l'église en brique et plâtre sur croisées d'ogives reçues sur de gros culots, remplaçant ainsi les lambris peints d'origine, à l'exemple de la chapelle Saint-Benoît à Marmande. Les clés de voûte sculptées témoignent de cette phase de construction et de transformation. La suppression du plafond lambrissé a entraîné la disparition d'un important décor liturgique mentionné dans un document épiscopal du 20 août 1689; il subsiste toutefois un grand tableau représentant la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, inscrit à l'Inventaire supplémentaire en 1975. L'église ne possède pas de clocher propre : une ancienne porte de la ville, située à proximité, a été aménagée pour remplir cette fonction. Dans les années 1930, une vaste campagne décorative a concerné aussi bien les vitraux des collatéraux, exécutés par l'atelier Thomas de Valence (Drôme), que la peinture murale; le peintre d'origine italienne Carlo Masutti réalisa en 1935-1936 la peinture du mur axial du chœur consacrée à la Décollation de Saint-Jean-Baptiste ainsi que des décors de draperies, de faux-marbres et de fausses pierres dans le chœur, la nef et les bas-côtés. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 26 novembre 1998.

Liens externes