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Eglise du Sacré Coeur à Aurillac dans le Cantal

Cantal

Eglise du Sacré Coeur

    10 Ter Avenue du 4 Septembre
    15000 Aurillac

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1935
Statue du Christ « PAX »
1937
Construction de l'église
20 mars 2006
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. BI 109) : inscription par arrêté du 20 mars 2006

Personnages clés

Pierre Croizet - Architecte Concepteur de l’église en 1937.
Georges Bigeard - Sculpteur Auteur de la statue « PAX 1935 ».
Marguerite Huré - Peintre-verrier Créatrice des vitraux figuratifs et abstraits.
Claude Bouscau - Sculpteur Réalisateur des bas-reliefs intérieurs.

Origine et histoire

L’église du Sacré-Cœur d’Aurillac, construite en 1937 par l’architecte Pierre Croizet, incarne un style néo-roman « rationaliste » inspiré des cathédrales du Sud-Ouest et des coupoles byzantines. Elle se distingue par sa structure en deux niveaux : une église basse surmontée d’une église haute à nef unique, couverte d’une coupole au faux transept. Son clocher carré, accolé à la façade sud, est orné d’une statue monumentale du Christ portant l’inscription « PAX 1935 », sculptée par Georges Bigeard. L’édifice mêle granit local, pierre de Murat et béton armé, reflétant une fusion entre tradition et modernité.

L’intérieur de l’église s’ouvre à l’art moderne avec des vitraux figuratifs et abstraits signés Marguerite Huré, des bas-reliefs de Claude Bouscau, ainsi que des peintures et mosaïques réalisées par les ateliers Mauméjean. Ces éléments décoratifs, combinés à l’architecture audacieuse, font du Sacré-Cœur un témoignage marquant de l’innovation artistique et religieuse du XXe siècle. L’édifice, propriété de l’association diocésaine, a été inscrit aux monuments historiques en 2006 pour sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

L’église s’inscrit dans le paysage religieux d’Aurillac aux côtés de deux autres édifices majeurs : Saint-Géraud et Notre-Dame-aux-Neiges. Son architecture, à la fois ancrée dans le terroir cantalien et tournée vers des influences méditerranéennes et orthodoxes, illustre une volonté de renouveau stylistique dans l’entre-deux-guerres. La statue du Christ, datée de 1935, et les techniques de construction hybrides soulignent cette dualité entre héritage local et aspirations universelles, caractéristique des monuments de cette période.

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