Construction du couvent Début du XVe siècle (≈ 1504)
Édification de l'ancien couvent des Dominicains.
1751
Création de la paroisse
Création de la paroisse 1751 (≈ 1751)
La paroisse Saint-Nicolas est érigée dans le quartier des mariniers.
1839
Décision de construction
Décision de construction 1839 (≈ 1839)
L'abbé Martinet décide la construction d'une nouvelle église.
1844
Début de l'édification
Début de l'édification 1844 (≈ 1844)
L'église est élevée selon les plans de Jean-Baptiste-Antoine Lassus.
1850-1869
Reconstruction néo-gothique
Reconstruction néo-gothique 1850-1869 (≈ 1860)
L'église est reconstruite sous le Second Empire.
30 septembre 1991
Inscription historique
Inscription historique 30 septembre 1991 (≈ 1991)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du Sacré-Coeur (cad. AT 301) : inscription par arrêté du 30 septembre 1991
Personnages clés
Abbé Martinet
Initiateur de la construction de la nouvelle église en 1839.
Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Architecte ayant conçu l'église dans un style néo-gothique.
Esmonnot
Architecte départemental ayant présenté un projet roman non retenu.
Origine et histoire de l'Église du Sacré-Coeur
L'église du Sacré-Cœur, située au centre de Moulins entre le quartier historique du palais des ducs et l'Allier, à l'extrémité ouest de la place d'Allier, est la première église de France dédiée au Sacré-Cœur. La paroisse Saint-Nicolas, érigée en 1751 dans le quartier des mariniers, occupait l'ancien édifice du couvent des Dominicains bâti au début du XVe siècle. En 1839, l'abbé Martinet décide la construction d'une nouvelle église ; un projet roman de l'architecte départemental Esmonnot est présenté, mais c'est le projet néo-gothique de Jean-Baptiste-Antoine Lassus qui est finalement retenu et exécuté sous le Second Empire. Conçue dans l'esprit néo-gothique et synthétisant les grandes cathédrales médiévales pour former une cathédrale idéale, l'édifice a été élevé en 1844 puis reconstruit entre 1850 et 1869. Le plan, inspiré des XIIIe et XIVe siècles, comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un chœur pourvu d'un déambulatoire et de chapelles rayonnantes, ainsi qu'un transept non saillant. La façade ouest, en grès de Coulandon, présente trois portails sculptés dont les tympans historiés reprennent le thème du Sacré-Cœur, et le chevet traduit une résurgence de l'esprit gothique. L'intérieur comporte un triforium à trois niveaux, une chaire néo-gothique et des chapelles richement ornées. Parmi les éléments remarquables figurent une Pietà du XVe siècle, une dentelle de pierre entre les chapelles et des vitraux dans le déambulatoire. Les proportions générales sont harmonieuses : la hauteur sous voûtes atteint 24 mètres et les deux flèches de la façade culminent à 74 mètres au-dessus de la place d'Allier. L'édifice constitue l'un des témoins les plus achevés et réussis de l'architecture religieuse néo-gothique en France. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1991.