Premiers agrandissements 1827 (≈ 1827)
Financement de 15 500 F alloué.
1840–1856
Projets de reconstruction
Projets de reconstruction 1840–1856 (≈ 1848)
Fonds coloniaux et devis approuvés.
1891
Destruction par cyclone
Destruction par cyclone 1891 (≈ 1891)
Église entièrement détruite.
fin XVIIIe siècle
Transfert initial
Transfert initial fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Déplacement de l’église vers l’est.
1903
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre 1903 (≈ 1903)
Début construction actuelle.
1907
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1907 (≈ 1907)
Sous la direction de l’abbé Tostivint.
1962
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1962 (≈ 1962)
En brique et béton armé.
1995
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1995 (≈ 1995)
Protection officielle du site.
2009
Fin des restaurations
Fin des restaurations 2009 (≈ 2009)
Travaux majeurs terminés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, y compris le parvis et son emmarchement (cad. A 90) : inscription par arrêté du 16 mars 1995
Personnages clés
Abbé Tostivint - Curé de la paroisse
Dirigea les travaux (1905–1913).
Origine et histoire
L’église du Saint-Esprit, située initialement à l’emplacement de l’actuel hôpital de la commune, fut transférée plus à l’est à la fin du XVIIIe siècle. Dès 1827, jugée trop exiguë, elle bénéficia d’un financement de 15 500 F pour son agrandissement, avec réutilisation partielle des matériaux de l’ancienne structure. Les problèmes persistants (vétusté, inondations) conduisirent à un projet de reconstruction en 1840, doté de 10 000 F sur un fonds colonial de 61 500 F, mais les travaux tardèrent jusqu’en 1855, où un devis de 85 000 F fut approuvé.
Malgré des allocations supplémentaires en 1856 (20 000 F) et des réparations en 1866 et 1884, l’église fut rasée par le cyclone de 1891. La première pierre de l’édifice actuel fut posée en 1903, avec achèvement des travaux principaux en 1907 sous la direction de l’abbé Tostivint (1905–1913). Le clocher, détruit par le cyclone Edith en 1962, fut reconstruit en brique et béton armé. Des restaurations majeures se sont terminées en 2009, après des décennies de travaux intermittents.
Architecturalement, la façade est précédée de trois escaliers droits menant à des portes cintrées et rectangulaires, encadrées de pilastres. L’intérieur comprend trois nefs et un chœur semi-circulaire couvert d’une fausse voûte lambrissée en demi-coupole. Les matériaux mêlent moellons enduits, pierre de taille pour les baies et chaînes d’angles, et éléments décoratifs comme des volutes et des plaques en marbre latin. L’église, inscrite aux Monuments Historiques en 1995, reste un symbole de résilience face aux aléas climatiques et historiques de la Martinique.
Pendant les périodes de restauration, les offices furent temporairement transférés au grand marché communal, où certaines statues furent également déplacées. Le site actuel, situé rue Capitaine-Pierre-Rose, conserve des traces des reconstructions successives, reflétant l’évolution architecturale et les défis environnementaux de la région. La propriété appartient aujourd’hui à une association cultuelle, perpétuant son rôle central dans la vie communautaire.
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