Fondation du couvent 1303 (≈ 1303)
Date gravée sur un linteau, fondation du couvent des Récollets.
1ère moitié XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale 1ère moitié XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de l'église, du cloître et des bâtiments conventuels.
1483
Sécularisation du couvent
Sécularisation du couvent 1483 (≈ 1483)
Le couvent est sécularisé et devient une collégiale.
1486
Attribution aux franciscains
Attribution aux franciscains 1486 (≈ 1486)
Les franciscains fondent un collège dans le couvent.
1571
Remplacement par les jésuites
Remplacement par les jésuites 1571 (≈ 1571)
Les jésuites remplacent les franciscains et réalisent des remaniements.
1736
Construction du maître-autel
Construction du maître-autel 1736 (≈ 1736)
Le maître-autel baroque ou retable est construit.
1754
Reconstruction du campanile
Reconstruction du campanile 1754 (≈ 1754)
Le campanile au-dessus du chœur est reconstruit et le chœur rénové.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cloître de l'église des Récollets : classement par arrêté du 3 juillet 1900 ; Dans l'aile est des bâtiments conventuels : au rez-de-chaussée, sacristie voûtée avec peinture murale de la Crucifixion, porte à chambranle mouluré attenante à la sacristie (côté sud) ; au premier étage : les deux salles voûtées adjacentes (cad. 1 190) : inscription par arrêté du 30 octobre 1990 ; Eglise Saint-Antoine de Padoue (cad. 1 190) : classement par arrêté du 11 février 1993
Personnages clés
Johann Faber
Facteur d'orgue ayant réalisé un orgue en 1609.
Louis Dubois
Facteur d'orgue ayant réalisé l'instrument actuel en 1763.
Origine et histoire de l'Église et du cloître des Récollets
L'ancien couvent des Récollets et l'église Saint-Antoine-de-Padoue se trouvent à Saverne, dans le Bas-Rhin. Le couvent a été fondé en 1303, date gravée sur un linteau, et portait le vocable Notre-Dame de l'Annonciation ; l'église, le cloître et les bâtiments conventuels datent du premier quart du XIVe siècle. L'ensemble a connu des développements aux XIVe et XVe siècles. En 1483 le couvent est sécularisé et les religieux forment le chapitre de la nouvelle collégiale Notre-Dame-de-la-Nativité ; en 1486 il est attribué aux franciscains qui y fondent un collège. Les jésuites remplacent ces derniers en 1571 et réalisent des remaniements, notamment au niveau des baies de la galerie est, une porte des bâtiments portant la date 1572. Le couvent est abandonné en 1595 puis repris par les franciscains après restauration ; il est fermé en 1711 et ses bâtiments servent de magasin et de logements pour les troupes. En 1754 le campanile au‑dessus du chœur est reconstruit et le chœur rénové. La ville acquiert l'église et les bâtiments en 1811 pour y installer le collège communal ; un nouveau collège est construit dans le jardin en 1847 et, en 1833, un collège catholique de filles s'installe dans le couvent. Des restaurations ont été menées en 1880 et en 1961. Aujourd'hui l'ensemble abrite l'église Saint-Antoine-de-Padoue et une école.
Le maître-autel baroque ou retable date de 1736. Le buffet d'orgues remonte à 1703 ; un orgue est toutefois attesté dès 1609 et aurait été l'œuvre de Johann Faber, tandis que l'instrument actuel, daté de 1763, est attribué à Louis Dubois. Trente-deux feuillets manuscrits de chant grégorien, sur parchemin et provenant du début du XIVe siècle, ont été trouvés collés sur les parois et sous le sommier de l'orgue. Le cloître, en grès rose et de style gothique, comporte des éléments des XIVe et XVIIe siècles et conserve des peintures murales, dont une fresque de l'Assomption datée du XVIIe siècle. Une fontaine de 1733 a été transformée en fontaine murale d'une maison située 6 rue des Murs ; elle porte une marque de tâcheron et une inscription.
L'ensemble a fait l'objet de protections au titre des monuments historiques : le cloître a été classé le 3 juillet 1900 ; la sacristie voûtée avec peinture murale de la Crucifixion et la porte à chambranle mouluré attenante (au rez-de-chaussée de l'aile est, côté sud) ainsi que deux salles voûtées adjacentes au premier étage ont été inscrites par arrêté du 30 octobre 1990 ; l'église, sous le vocable de saint Antoine de Padoue, a été classée le 11 février 1993.