Installation des franciscains 1228 (≈ 1228)
Première mention du couvent dans une charte.
1290
Bulle papale de Nicolas IV
Bulle papale de Nicolas IV 1290 (≈ 1290)
Indulgences pour les visiteurs de l’église.
XIVe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement de l’ancien chevet médiéval.
1563
Assemblée des États de Languedoc
Assemblée des États de Languedoc 1563 (≈ 1563)
Tenue dans le réfectoire du couvent.
1791
Vente du couvent
Vente du couvent 1791 (≈ 1791)
Morcellement et privatisation sous la Révolution.
1862-1863
Destruction de la nef
Destruction de la nef 1862-1863 (≈ 1863)
Pierres réutilisées pour un nouveau bâtiment.
1947
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 1947 (≈ 1947)
Inscription du chevet et du cloître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevet, choeur, chapelles et sacristie de l'église ; cloître et ses annexes ; portail d'entrée sur l'impasse de la Révolution (cad. 452, 506, 508, 510, 511p, 513, 514) : inscription par arrêté du 6 mars 1947
Personnages clés
Nicolas IV - Pape (1288-1292)
Accorde des indulgences en 1290.
Frères Mineurs - Ordre franciscain
Fondateurs du couvent au XIIIe siècle.
Soeurs du Refuge - Ordre religieux (XIXe s.)
Rachat partiel des bâtiments en 1845.
Origine et histoire de l'Église et du couvent des Cordeliers
L’église et couvent des Cordeliers de Narbonne, fondé au XIIIe siècle, fut occupé par les Frères Mineurs dès 1228, comme en témoigne une charte de 1242. Le chevet actuel, plus récent, date du XIVe siècle, tandis que les chapelles latérales sud remontent probablement à la seconde moitié du XVe siècle. Les galeries du cloître et les bâtiments conventuels (réfectoire, cuisine) furent achevés vers le milieu du XVIe siècle, avec des remaniements visibles sur le chevet.
En 1563, le réfectoire accueillit l’assemblée des États de Languedoc, marquant son importance politique. Sous la Révolution, le couvent fut morcelé et vendu en quatre lots (1791), séparant l’église des bâtiments conventuels. Les pierres de la nef, détruite vers 1862-63, servirent à ériger un nouveau bâtiment. Aujourd’hui, seuls le chevet, deux chapelles et la sacristie subsistent, intégrés à des propriétés privées.
Les franciscains, arrivés vers 1220, obtinrent en 1290 une bulle papale accordant des indulgences aux visiteurs de l’église. Le couvent, reconstruit intra-muros au XVIe siècle lors de l’extension des remparts, fut partiellement racheté au XIXe siècle par l’ordre de Notre-Dame du Refuge. Les vestiges actuels, dont le cloître en partie incorporé à des habitations, reflètent ces transformations successives.
L’architecture mêle des éléments gothiques (ogives, chapiteaux feuillagés) et des ajouts Renaissance, comme les modénatures des chapelles nord (XVIe siècle). Les trois culots sculptés des anciennes chapelles sud, visibles dans la construction de 1862, sont les derniers témoignages de la nef disparue. Le portail d’entrée sur l’impasse de la Révolution et le cloître font partie des éléments protégés depuis 1947.