Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de l'église romane
Construction de l'église romane
XIIIe siècle (≈ 1350)
Portail occidental et tympan sculpté.
XIVe siècle
Mention dans le Livre blanc
Mention dans le Livre blanc
XIVe siècle (≈ 1450)
Patronage tenu par Jehan d’Anneville.
XVIe–XVIIe siècles
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XVIe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Extensions architecturales majeures.
23 janvier 1970
Classement monument historique
Classement monument historique
23 janvier 1970 (≈ 1970)
Protection de l’église et de l’enclos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et enclos paroissial, y compris l'ossuaire, le calvaire et la fontaine (cad. C 339, 340) : inscription par arrêté du 23 janvier 1970
Personnages clés
| Henri d’Anneville - Seigneur et patron |
Mentionné au XIIe siècle. |
| Jehan d’Anneville - Détenteur du patronage |
Cité au XIVe siècle. |
| Richard de Campo Rotondo - Co-détenteur du patronage |
Associé à Jehan d’Anneville. |
| Jean, curé du Lorey - Religieux lié au patronage |
Mentionné au XIVe siècle. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Montaigu-la-Brisette, située dans le département de la Manche en Normandie, est un édifice catholique érigé principalement aux XIIIe et XVIIIe siècles. Elle se dresse au cœur d’un enclos paroissial boisé et vallonné, dominant le Val de Saire. Ce site, inscrit aux monuments historiques depuis 1970, comprend également un ossuaire, un calvaire, une chapelle dédiée à sainte Anne et une fontaine miraculeuse associée à saint Martin, dont le tympan du XIIIe siècle représente la célèbre Charité de saint Martin, considérée comme le plus ancien relief normand de ce saint.
L’origine de l’église remonte à une construction romane, enrichie ultérieurement par des chapelles latérales des XVIe–XVIIe siècles. Le patronage de l’église est attesté dès le XIIe siècle dans le Livre noir de la cathédrale de Coutances, où il est associé à Henri d’Anneville. Au XIVe siècle, le Livre blanc mentionne Jehan d’Anneville, Richard de Campo Rotondo et Jean, curé du Lorey, comme détenteurs de ce patronage. L’enclos paroissial, typique des ensembles religieux normands, abrite aussi un oratoire dédié à saint Martin et un mobilier remarquable, dont des statues et un retable des XVIIIe–XIXe siècles, classés au titre des monuments historiques.
Le portail occidental, sculpté au XIIIe siècle, illustre un épisode marquant de la vie de saint Martin : le partage de son manteau avec un pauvre. Ce relief, exceptionnel par son ancienneté en Normandie, souligne l’importance cultuelle et artistique du site. L’ensemble, propriété de la commune, témoigne de l’évolution architecturale et religieuse de la région, des origines médiévales aux ajouts des périodes modernes. Les objets mobiliers, tels qu’un rosaire de 1699 ou des statues des XIVe–XVIIIe siècles, complètent ce patrimoine riche et diversifié.
La protection du site, officialisée en 1970, couvre l’église, l’enclos, l’ossuaire, le calvaire et la fontaine. Ces éléments, associés à des légendes locales comme celle de la fontaine miraculeuse, renforcent le caractère sacré et historique du lieu. La localisation élevée et isolée de Montaigu-la-Brisette, dans un paysage préservé, ajoute à l’atmosphère mystique de cet ensemble paroissial, reflet de la piété et de l’artisanat normands à travers les siècles.