Frise chronologique
1232
Première mention écrite
Première mention écrite
1232 (≈ 1232)
Acte citant l'église comme dépendance de Marcilhac.
1315
Résidence des Hospitaliers
Résidence des Hospitaliers
1315 (≈ 1315)
Soulomès devient siège du commandeur d'Espédaillac.
XVe siècle (2e moitié)
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
XVe siècle (2e moitié) (≈ 1550)
Ajout des chapelles et voûtes gothiques.
Début XVIe siècle
Réalisation des peintures murales
Réalisation des peintures murales
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Deux ateliers décorent nef et chœur.
1802
Reconstruction de la façade ouest
Reconstruction de la façade ouest
1802 (≈ 1802)
Portail daté sur l'élévation principale.
28 octobre 1944
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 octobre 1944 (≈ 1944)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Presbytère : inscription par arrêté du 29 juillet 1925 ; Eglise : classement par arrêté du 28 octobre 1944
Personnages clés
| Commandeur de Soulomès (anonyme) - Donateur des peintures |
Représenté en prière avec croix de Malte. |
| Abbé de Marcilhac-sur-Célé - Propriétaire initial |
Lié à la tour-clocher romane. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Soulomès, située dans le Lot en Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Initialement dépendante de l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé, elle est mentionnée dans un acte de 1232. L'église est ensuite cédée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, devenant une commanderie à partir de 1315. La tour-clocher, partiellement romane, pourrait être le vestige d'une maison forte liée à l'abbé de Marcilhac.
Après la guerre de Cent Ans, l'église subit d'importantes transformations : quatre chapelles latérales sont ajoutées au XVe siècle, dédiées à saint Michel, à la Vierge Marie, à saint Jean-Baptiste et au Saint-Sacrement. Les voûtes de la nef et de la chapelle nord-ouest sont reconstruites dans la seconde moitié du XVe siècle, tandis que le chœur à chevet plat et la chapelle nord-est datent de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. La façade ouest, incluant le portail daté de 1802, est entièrement reconstruite au début du XIXe siècle.
L'intérêt majeur de l'église réside dans ses peintures murales du début du XVIe siècle, découvertes en 1938 et restaurées à partir de 1978. Réalisées par deux ateliers distincts, elles représentent des scènes de la Passion du Christ, un Jugement dernier, et un saint Michel terrassant le démon. Un donateur, probablement un commandeur de Soulomès, est représenté avec la croix de Malte, symbole des Hospitaliers. Ces peintures, classées en 1975, témoignent de l'importance artistique et religieuse du site.
L'église abritait également des objets remarquables, comme une châsse-reliquaire du XIIIe siècle, aujourd'hui conservée au musée d'art sacré de Rocamadour, et deux cloches des XVIe et XVIe siècles, classées en 1910. Le presbytère, datant du XVe siècle, possède un grenier en pans de bois et une couverture en lauzes. L'ensemble, classé monument historique en 1944, illustre l'évolution architecturale et spirituelle d'une commanderie hospitalière en Quercy.
Les Hospitaliers ont marqué l'histoire du lieu en y résidant à partir de 1315, transformant l'église paroissiale en un édifice composite, mêlant éléments romans, gothiques et Renaissance. Les modifications successives, notamment après la guerre de Cent Ans, ont effacé une grande partie de la structure initiale, ne laissant que quelques traces comme la base de la tour-clocher. Les peintures murales, par leur qualité et leur iconographie, offrent un témoignage rare de la dévotion et de l'art de la région au début du XVIe siècle.