Frise chronologique
vers 320 000 ans
Traces acheuléennes
Traces acheuléennes
vers 320 000 ans (≈ 0)
Outils en quartz près du village.
XIIIe siècle
Construction de l’église
Construction de l’église
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice initial avant fortification.
1442
Texte épiscopal
Texte épiscopal
1442 (≈ 1442)
Règles de gestion du fort ecclésiastique.
XIVe siècle
Fortification de l’église
Fortification de l’église
XIVe siècle (≈ 1450)
Autorisée par l’évêque de Rodez.
1511
Fondation de la chartreuse
Fondation de la chartreuse
1511 (≈ 1511)
Par Hélion de Jouffroy, prieur d’Inières.
4 janvier 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
4 janvier 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise d'Inières : classement par arrêté du 4 janvier 1921
Personnages clés
| Évêque de Rodez - Autorité religieuse et seigneuriale |
A autorisé la fortification en 1442. |
| Hélion de Jouffroy - Grand chantre et prieur |
Fonda la chartreuse de Rodez (1511). |
| P. Cocural - Chantre de Rodez |
Finança la chambre du prieur. |
Origine et histoire
L'église fortifiée d'Inières, aussi appelée Notre-Dame-de-la-Nativité, est située dans le village d'Inières, sur la commune de Sainte-Radegonde (Aveyron). Construite au XIIIe siècle, elle est fortifiée au XIVe siècle sous l'autorité de l'évêque de Rodez, qui autorise sa transformation en refuge défensif pour les habitants, dépourvus de fortification propre. Un texte de 1442 précise les droits d'accès réservés à l'évêque et au recteur, ainsi que l'usage perpétuel d'une chambre au-dessus du chœur pour le prieur.
Le monument combine une nef du XIIIe siècle et un donjon du XIVe, couronné de mâchicoulis et flanqué de deux tourelles en encorbellement. Un petit clocher central complète l'ensemble. À l'intérieur, plusieurs étages abritent des chambres desservies par un couloir, avec des traces de peintures murales. L'église, ancien prieuré de Saint-Jacques, est cédée par l'évêque de Rodez à des chanoines de la cathédrale comme prébende, dont Hélion de Jouffroy, grand chantre et fondateur de la chartreuse de Rodez en 1511.
Classée monument historique le 4 janvier 1921, l'église s'inspire des dispositifs de l'église fortifiée voisine de Sainte-Radegonde. Son architecture reflète les besoins de protection des populations rurales durant les conflits médiévaux, tout en conservant sa fonction religieuse. Le domaine proche de Caumels, lié à la chartreuse de Rodez, témoigne des réseaux ecclésiastiques locaux.
Des traces préhistoriques (outils acheuléens datant de ~320 000 ans) ont été découvertes près du village, mais l'histoire écrite de l'édifice commence avec sa construction médiévale. L'église reste aujourd'hui propriété de la commune de Sainte-Radegonde, avec une localisation précise à 1 Rue de l'Église (code INSEE 12241).