Fondation initiale IXe ou Xe siècle (≈ 1050)
Une chapelle est établie et cédée à l'abbaye Saint-Serge d'Angers.
1120
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1120 (≈ 1120)
Début de la reconstruction de l'église, se prolongeant après 1137.
Fin XIIIe ou début XIVe siècle
Transformation du chœur
Transformation du chœur Fin XIIIe ou début XIVe siècle (≈ 1425)
Le chœur est transformé et des ouvertures sont percées.
1958
Restauration de la nef
Restauration de la nef 1958 (≈ 1958)
La nef a fait l'objet d'une restauration par l'abbé Bordeaux-Montrieux.
1968
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1968 (≈ 1968)
L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise y compris son retable (cad. B 431) : inscription par arrêté du 20 septembre 1968
Personnages clés
Geoffroy de Jarzé
Seigneur ayant entrepris la reconstruction de l'église et enterré dans la crypte sous le chœur.
Abbé Bordeaux-Montrieux
Responsable de la restauration de la nef en 1958.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Beauvau, dans le Maine-et-Loire, se compose d'une nef romane et d'un chœur daté des XIIIe-XIVe siècles. La nef, d'aspect archaïque, est construite en moellons de silex grossiers et présente sur sa façade nord trois fenêtres romanes étroites ; sur la façade sud ont été percées au XIVe siècle deux ouvertures en ogive, plus larges. Le chœur est voûté en ogives sexpartites et sa première travée supporte le clocher. La façade occidentale, à pignon, s'ouvre par une porte en plein cintre surmontée de deux voussures, dont l'une en dents de scie retombant sur des colonnettes, et une ouverture romane est percée au-dessus de la porte. La fondation de l'édifice, placé sous le vocable de saint Martin de Vertou, remonte aux IXe ou Xe siècles, lorsqu'une chapelle fut établie et cédée par le seigneur de Jarzé à l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Les moines obtinrent l'autorisation d'en faire une paroisse ; vers 1120 des droits concédés aux religieux attirèrent la population et la reconstruction de l'église commença, se prolongeant après 1137. Geoffroy de Jarzé, qui avait entrepris cette reconstruction, et son fils y furent enterrés dans une crypte sous le chœur. Le chœur fut transformé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle ; à la même époque, deux ouvertures furent percées pour mieux éclairer la nef. La nef a fait l'objet d'une restauration par l'abbé Bordeaux-Montrieux en 1958. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1968.