Eglise

  • 50500 Carentan-les-Marais
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Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XIIe siècle
Construction romane
1687
Réfection complète
1893
Restauration majeure
1944
Découverte de la crypte
13 juin 2002
Inscription monument historique
9 septembre 2002
Classement de la crypte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église, y compris la sacristie, et à l'exclusion de la crypte classée (cad. A 113) : inscription par arrêté du 13 juin 2002 - La crypte (cad. A 113) : classement par arrêté du 9 septembre 2002

Personnages clés

Néel de Brévands Donateur de l'église au prieuré Saint-Gabriel en 1069.
Antoine IV de la Luzerne Marquis de Brévands, responsable de la réfection du sanctuaire en 1687.
Anne du Mesnildot Personnage dont le gisant est présent dans l'église, décédée en 1632.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Brévands, située dans le bourg de Brévands au sein de la commune nouvelle de Carentan‑les‑Marais (Manche, Normandie), est datée approximativement de la première moitié du XIIe siècle sur la base de l'analyse architecturale et de comparaisons avec des édifices datés. L'édifice adopte un plan en croix latine avec transept saillant, surmonté d'une tour carrée à toiture en bâtière ; le chœur compte deux travées et se termine par un chevet plat, une sacristie polygonale s'étant adossée plus tard au chevet. De nombreux éléments relèvent d'une fin d'époque romane : la base du mur sud de la nef présente un appareillage en opus spicatum ; la croisée du transept repose sur quatre piles composées qui reçoivent des ogives formées d'un tore central encadré de deux tores plus fins. Les arcades en plein cintre, à double rouleau, et les voûtes d'ogives des bras du transept retombant sur des demi‑colonnes à culots confirment ce vocabulaire ; les voûtements des trois travées de la nef semblent toutefois être une restitution de la fin du XIXe siècle. Les chapiteaux des piles de la croisée portent une iconographie romane traditionnelle — volatiles affrontés, grotesques insérés dans des rinceaux — et des feuilles d'acanthe à crochet naissant, indice possible d'une datation tardive du XIIe siècle, analyse à traiter avec prudence en raison d'interventions de restauration au XIXe siècle. La date de 1893, inscrite sur le linteau de la porte latérale sud de la nef, atteste des travaux de réfection réalisés à cette époque. Une crypte, découverte lors des opérations militaires de 1944 sous le chœur actuel, contient des peintures murales ; les parois de la crypte et de la chapelle latérale sud du transept présentent des décors peints, dont une sedes sapientiae et une Crucifixion, que différentes sources situent entre le début du XIIIe et le XIVe siècle. L'histoire documentaire signale que, en 1069, Néel de Brévands donna l'église au prieuré Saint‑Gabriel et que, selon le livre noir de l'évêché de Coutances (1251‑1279), la paroisse était alors divisée en vingt‑trois parts. En 1687, Antoine IV de la Luzerne, marquis de Brévands, fit procéder à la réfection complète du sanctuaire ; ses armes, martelées à la Révolution, figurent encore à la clé de voûte, dont la voûte en berceau est soulignée par un harpage de pierre. La découverte de la crypte en 1944 a motivé la procédure de protection : l'église, y compris la sacristie mais à l'exclusion de la crypte, a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 13 juin 2002, tandis que la crypte a été classée par arrêté du 9 septembre 2002. Le mobilier comprend un maître‑autel et son retable du XVIIe siècle, des stalles du XVIIIe siècle, une statue classée de saint Loup ou saint Fromond du XVIIe siècle, ainsi que le gisant d'Anne du Mesnildot et son enfant (décédée le 29 juillet 1632).

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