Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIIe siècle (≈ 1250)
Prieuré Notre-Dame fondé par l’abbaye d’Ainay.
1369
Destruction du prieuré
Destruction du prieuré
1369 (≈ 1369)
Démoli pour les fossés de la ville.
1747-1752
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1747-1752 (≈ 1750)
Chantier dirigé par Le Jolivet et Caristia.
1755
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1755 (≈ 1755)
Cérémonie marquant son achèvement.
17 novembre 1768
Inhumation de Borssat
Inhumation de Borssat
17 novembre 1768 (≈ 1768)
Pierre tombale d’Antoine François de Borssat.
9 avril 2008
Inscription monument historique
Inscription monument historique
9 avril 2008 (≈ 2008)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, dont les peintures de sa coupole ainsi que la parcelle sur laquelle elle se trouve (cad. A 229) : inscription par arrêté du 9 avril 2008
Personnages clés
| Antoine François de Borssat - Conseiller au parlement de Dombes |
Inhumé dans l’église en 1768. |
| Le Jolivet - Architecte |
Conçoit la nouvelle église (1747-1752). |
| Caristia de Montluel - Entrepreneur |
Dirige le chantier de reconstruction. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Pont-de-Veyle, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, fut construite entre 1747 et 1752 dans un style classique dit « jésuite ». Elle remplace un édifice médiéval jugé trop exigu pour la population locale. Son architecture s’inspire de modèles comme l’église du Gésu à Rome, avec une façade à deux étages surmontée d’un fronton triangulaire. À l’intérieur, le chœur semi-circulaire est encadré de chapelles abritant peintures et statues, tandis que le maître-autel et la chaire en marbre polychrome proviendraient de l’abbaye d’Ainay. Une inscription latine, Domus orationis (« maison de prières »), orne le fronton.
L’histoire du site remonte au XIIe siècle, lorsque l’abbaye d’Ainay y fonda un prieuré dédié à Notre-Dame. Cet édifice initial, démoli en 1369 pour laisser place aux fossés de la ville fortifiée, fut reconstruit dans l’enceinte avant d’être à nouveau remplacé au XVIIIe siècle. La reconstruction fut confiée à l’architecte Le Jolivet et à l’entrepreneur Caristia de Montluel, pour un coût de 50 000 livres. La bénédiction eut lieu en 1755. Parmi les éléments remarquables, une pierre tombale dans la chapelle sud rend hommage à Antoine François de Borssat (1768), conseiller au parlement de Dombes, célébré pour sa charité.
La coupole du transept, ornée de peintures symbolisant le pouvoir de l’Église et l’Eucharistie, illustre l’influence artistique et religieuse de l’époque. L’édifice, propriété de la commune, fut inscrit aux monuments historiques le 9 avril 2008 pour son intérêt patrimonial. Son plan en croix latine, ses voûtes d’ogives et ses chapelles latérales reflètent les canons architecturaux classiques, tout en témoignant des tensions religieuses locales entre catholiques et protestants au XVIIIe siècle.
Aujourd’hui, l’église Notre-Dame reste un témoignage majeur du patrimoine religieux de l’Ain. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur historique et artistique, tout en préservant des éléments originaux comme les peintures de la coupole ou les marbres du chœur. La façade, inspirée des modèles romains, et les inscriptions latines rappellent son rôle central dans la vie spirituelle et communautaire de Pont-de-Veyle depuis près de trois siècles.