Inscription MH 6 juin 1980 (≈ 1980)
Protection du patrimoine
Aujourd'hui
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Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame (cad. B 1114) : inscription par arrêté du 6 juin 1980
Personnages clés
Raymond Collier - Historien local
Attribue les colonnes à l’époque carolingienne
Origine et histoire
L’église paroissiale Notre-Dame de Clumanc trouve ses origines dans un prieuré fondé au XIe siècle par l’abbaye Saint-Victor de Marseille, bien que son état actuel remonte principalement aux XIIIe, XVIIe et XVIIIe siècles. L’édifice, mentionné à partir du XIVe siècle, conserve des traces médiévales comme des colonnes ornées d’entrelacs, potentiellement carolingiennes selon l’historien Raymond Collier. Les chapelles latérales, dont la première daterait des XVe-XVIe siècles, furent agrandies en 1675 et 1677, tandis que le clocher-mur fut érigé au-dessus du chevet. Des restaurations au XIXe siècle et le remplacement des lauzes par une toiture d’everite en 1975 ont permis sa conservation.
L’église, inscrite aux Monuments Historiques depuis le 6 juin 1980, abrite un patrimoine mobilier remarquable : statues (Vierge à l’Enfant, saint Joseph, saint Marc), tableaux (dont une Donation du rosaire attribuée à Louis XIII), et un tabernacle orné de statuettes. Son architecture mêle des éléments romans (colonnes médiévales) et baroques (chapelles du XVIIe siècle), reflétant son évolution au fil des siècles. Initialement liée au diocèse de Senez et à la viguerie du Val de Barrême, elle illustre l’histoire religieuse et castrale de ce bourg provençal.
Les sources historiques soulignent son rôle central dans la communauté, depuis sa fondation comme priorale dépendant de Saint-Victor jusqu’à son statut paroissial. Les entrelacs et motifs géométriques des colonnes, classés, témoignent d’un artisanat médiéval raffiné, tandis que les aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles (chapelles, clocher) marquent son adaptation aux besoins liturgiques et esthétiques de l’époque moderne. Son inscription au patrimoine protège aujourd’hui ce mélange unique d’héritages architecturaux.